Evil Queen

Pour ce nouveau shooting, Sandrine, Jim et moi, les comparses perpignanais, avons investi le magnifique Hôtel Pams situé dans le vieux centre de Perpignan. Cet hôtel particulier datant de la fin du XIXème regorge de joyaux : le parc et ses statuts de divinités (Venus et Pan), le superbe escalier de marbre et d’onyx, et évidemment les peintures de Paul Gervais qui ornent les murs. C’est une petite pépite art nouveau, une pierre précieuse que trop peu de gens connaissent!

Nous avons profité du cadre sublime pour travailler sur différents thèmes qui nous sont apparus évidents de par le choix de nos tenues d’abord, et de par nos affinités et questionnements personnels. Sous l’égide de la déesse Vénus, nous avons exploré avec Sandrine différentes visions de la beauté. La beauté naturelle, la beauté quêtée, inlassablement poursuivie et maintenue, l’obsession voire même l’asservissement au beau, à travers l’instrument qui bâtit l’égo : le miroir.

Deux personnages archétypaux nous ont accompagnés dans notre shooting : la jeune fille romantique et pure (telle Blanche Neige), et la femme mûre inquiète et jalouse (telle la Méchante Reine)

Le Pur et l’Impur

La jeunesse et la beauté quand elles ne font plus qu’un sont un bien chéri par ceux qui ne possèdent plus ni l’une ni l’autre. La pureté de la jeunesse et de la beauté réside dans son innocence, son manque de conscientisation, de comparaison. Lorsque la femme mature se rend compte du caractère éphémère de la beauté, elle la convoite, la jalouse, la maudit même. Dans une insatisfaction permanente, nous désirons toujours l’irréel : ce qui nous a échappé ou ce qui n’existe pas encore.

pamspams-2pams-4pams-10

Un Imago asservissant

En nous persiste une image maternelle ou paternelle, un modèle auquel nous aimerions ressembler, qui résulte souvent du conglomérat de souvenirs, d’idéaux, de projections, etc. La méchante reine souffre d’une obsession pathologique qui la conduit à rechercher la beauté absolument partout, et à s’exhorter par tous les moyens possibles à la préserver.

Le miroir la renvoie au temps qui passe, aux ridules qui creusent les sillons inexorables de son visage. Abîmée dans un reflet qui peut être réconfortant comme destructeur de l’estime de soi, elle réduit alors son champ de vision, et son regard est absorbé par la surface réfléchissante. Elle annihile l’univers autour d’elle, tandis que la jeune fille pose son regard sur les beautés qui l’entourent, éblouie par l’univers, éblouissant l’univers.

pams-11pams-12

Portraits individuels

Incarnations de la rigidité visant à arrêter le temps, à contrôler ce qui l’entoure VS le prélassement extatique empreint d’innocence.

pams-15pams-22

L’Ombre au tableau

Outre le narcissisme dont la Méchante Reine se pare, auquel on annexera l’assujetissement, l’irréalisme ainsi que l’insatisfaction chronique se tapit aussi une dévorante et excessive jalousie. Certes il y a de quoi être éblouie, mais son monde se limite à ce qu’il lui projète d’elle-même : ce qu’elle n’aura jamais plus ou n’a peut-être jamais eu.

pams-19

Tenues

Sandrine : Robe H&M / BO & Bandeau Bijou Brigitte
Claire-Marie : Robe Miss Selfridge / Barrette H&M / Chaussures Zara

received_10154422676308353

Inspirations

Photographies 

Jim

Publicités

Un commentaire sur « Evil Queen »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s