Rituels de beauté (soins anti-rides pour les petits budgets et réflexions d’une bipolaire cosmétique)

Dans le monde actuel dans lequel nous vivons, être vieux est devenu une insulte. Nous traversons une ère fantastique, les progrès de la science nous permettent de vivre de plus en plus longtemps, et paradoxalement nous n’avons jamais vécu dans un tel diktat du jeunisme, de la beauté lisse, du culte de la perfection et de l’éternelle jeunesse.

La mort devient un mythe, une légende à laquelle nous ne croyons plus vraiment.
Le lifting est l’opération chirurgicale qui s’est le plus démocratisée ces 30 dernières années (+80%). Alors qu’en 1992, l’âge moyen pour un premier lifting était de 50 ans, il est aujourd’hui de 40 ans.
Les formules des crèmes anti-âge se perfectionnent, se démultiplient, prolifèrent.

Promesses de lissage, de repulpage, de remodelage. Lire la suite de « Rituels de beauté (soins anti-rides pour les petits budgets et réflexions d’une bipolaire cosmétique) »

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Le Contre-article Beauté avec 3 mois de retard

Bon déjà bronzer ça me fait chier. Faire du sport pour perdre du poids, me faire un fessier callipyge instagramable sur fond de voilier, j’ai la flemme.

Au delà de tout ça, -et je ne remets pas en cause la valeur de ces raisons- j’en ai marre que tous les étés on me lobotomise avec les squats, le bronzage, les crèmes contre le lard, le mou, les vergetures.

Qui est ce on? Oui, les magazines, oui les publicités.
Mais en fait, je les regarde quasi jamais. C’est plus mon feed instagram, facebook qui finit par me fatiguer. Pas les gens. Mais les photos de leurs activités. De leurs bouts de corps qui seraient potentiellement photographiables (cf les cuisses saucisses / les fesses abricot / les boobs et les bouches cerise). Je suis comme tout le monde, ça me fait rêver jusqu’à ce que ça me fasse sincèrement profondément chier. Pour plusieurs raisons. Lire la suite de « Le Contre-article Beauté avec 3 mois de retard »

Senteurs d’Orient

Deux choses me transportent intensément dans la vie : le parfum envoûtant d’un mystérieux inconnu et la contemplation d’un ciel en feu.

Pour moi ces deux expériences sont assez proches sensoriellement, elles revêtent toutes deux cette qualité exceptionnelle, quasi-miraculeuse. Cet instant est si précieux, si fugace, notamment car le souvenir ne sait jamais parfaitement le raviver, et de fait il l’embellit comme pour revivre l’instant de grâce.

Les sens déglingués, les sens hypertrophiés : un accès direct à l’imaginaire

Mes sens sont comme hypertrophiés, je n’ai pas vraiment une vision, une ouïe ou un goût particulièrement affutés, j’ai plutôt tendance à laisser ce genre de choses évoluer naturellement sans trop essayer d’intervenir, mais plutôt d’observer les évolutions diverses et de créer à partir de ces « défauts ». Lire la suite de « Senteurs d’Orient »