Alternative School Girl : « I’m from the Ivy League »

Ici commence ma série de shootings en hommage à la ville qui m’a accueillie ces 5 dernières années. Mise à part ma ville de naissance, je ne suis jamais restée aussi longtemps où que ce soit. J’avais constamment une aventure à aller poursuivre ailleurs. J’ai toujours été une fervente citadine, toujours à vagabonder de jour comme de nuit, à m’enfoncer dans les caves, les bars et à rechercher l’insolite et l’inédit, souvent né de la friction avec l’inconnu, l’étrange et l’inhabituel. Ces rencontres ont fatalement été réduites en m’installant dans une petite ville en zone rurale, mais à ma grande surprise, elles ont aussi été plus solides et qualitatives. Alors aujourd’hui commence le début d’une petite série de shootings à la fois ootd et à la fois plus symboliques qui ont pour trait commun de tous prendre racine dans ma petite ville de campagne qui a été source de multiples rencontres et d’enseignements enrichissants.

Cette fois, j’avais envie de rendre hommage à une de mes maisons préférées, une sorte de grande longère aux volets rouges délavés et au lierre grimpant. L’endroit parfait pour m’inventer une histoire d’étudiante échappée de la Ivy League!

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L’alternative school girl est un mix entre Gossip Girl et Clueless qui rencontrent la star punk d’instagram Luanna. Un style preppy mâtiné de hardrock. Quand un étudiant de Harvard la journée joue aux Drag Queens le soir!

    

L’intérêt majeur de la mode est de pouvoir devenir absolument qui on veut. De faire de sa réalité interne une réalité externe qui devient alors visible aux yeux de tous. Une façon enfantine et séduisante de se faire croire tous les plus jolis mensonges en les faisant croire d’abord à autrui. Un talent de prestidigitateur!

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« Il y a là pour les philosophes eux-mêmes un vertige qui est le vertige de la dialectique. Parce que l’être est l’opposé de l’apparence, mais aussi n’est pas autre chose que l’apparence, une certaine modalité de l’apparence. C’est donc cette fragilité intrinsèque à l’être qui justifie l’invention d’un terme qui réunit l’être et l’apparence, le terme de semblant»
Miller

Lorsque quelqu’un m’octroie, séance tenante à la vue de quelques billets ootd, le qualificatif de « superficiel(le) », dans mon courroux justifié se loge aussi une forme de satisfaction. Pourquoi s’évertuer à tout scinder en terme de profond et superficiel, essentiel et superflu, quand les deux univers ne cessent de converger, et disent de l’un comme de l’autre, tout ce qu’il y a à savoir? Face à ce voile de constructions imaginaires qu’est l’apparence et la mode réside une interrogation : serez-vous prêts à le décrypter? Si le plaisir n’est pas au rendez-vous, autant passer votre chemin! Grand bien vous en fasse! La mode est avant tout une affaire de sémiotique. Et en chaque « spectateur » sommeille un sémioticien. Encore suffit-il d’avoir le désir de le réveiller. Quoiqu’il en soit, au mot « superflu », j’y apposerai implacablement et invariablement l’adjectif « essentiel ».

En guise de conclusion, un superbe résumé des raisons pour lesquelles lorsqu’on s’intéresse à la mode et au costume, plusieurs mondes s’ouvrent à nous, et notre personnalité, dans ce qu’elle a de plus enfantin, ludique et imaginatif, va pouvoir s’épanouir au plus haut point, de toutes les manières les plus créatives et profondes possibles.

« […] on retrouve ici la fonction rassérénante de tout système sémantique ; en nommant le jeu vestimentaire (jouer à la jardinière, un faux air scout), la Mode l’exorcise ; le jeu du vêtement n’est plus le jeu de l’être, la question angoissante de l’univers tragique : il est simplement clavier de signes, parmi lesquels une personne éternelle choisit l’amusement d’un jour ; c’est le dernier luxe d’une personnalité assez riche pour se multiplier, assez stable pour ne jamais se perdre ; ainsi voit-on la Mode « jouer » avec le thème plus grave de la conscience humaine (Qui suis-je ?) »
Barthes

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Lieu
Bressuire

Tenue
Pull volanté, H&M
Jupe en similicuir, Boohoo
Chaussures compensées, H&M
Bas en résille, Calzedonia
Boucle d’oreille Chauve-souris, A mon seul désir
Sac à dos fleuri, petite boutique à Saint Gilles Croix de Vie
Bagues, Claire’s & bague fait main
Croix, H&M

Photos
Pierre

Au croisement des éléments

A l’occasion des vacances s’approchant à grand pas et par grand besoin de décompresser pour certains, nous sommes partis une journée à Noirmoutier entre amis. Au-delà de la torride torpeur qui nous fit explorer avec d’autant plus d’ardeur la fraîche vasteté océanique pour ne faire qu’un avec TOUS les éléments, nous avons pu vadrouiller comme des touristos et expérimenter la marée montante. Un paysage et des sensations uniques (bien que moins épiques que ce que l’on peut se représenter puisque nous ne nous sommes pas frottés à la possibilité de se laisser emporter comme des méduses échouées).

Le blog a fêté il y a peu son premier anniversaire (such a baby), et c’est sans préméditation aucune que la boucle a été bouclée : je porte aujourd’hui la même tenue que lors des premiers shootings réalisés avec Jim à Perpignan. La synchronicité est au rendez-vous pour ceux qui la cherchent!

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Il s’agit ici de la robe foulard de chez Asos, toute en légèreté et en sophistication aux accents 70s. Coiffée d’une capeline noire, tartinée de crème indice 70, et me promenant avec mon immense parapluie, mes amis m’appellent « la Japonaise » ou « Claire-Mary Poppins »!! La diaphanéité est à la fois une bénédiction et une malédiction. Venant d’une contrée chaude et méditerranéenne, c’est un pur comble de craindre autant le soleil, mais il en a toujours été ainsi, et je ne tiens pas à partir en lambeaux dés les premiers jours d’été. Ceci dit, j’aime cultiver ma pâleur aussi, et sais que cela prendrait bien trop de temps pour moi de choper ce petit hâle doré qui sied si bien aux blonds ou aux yeux clairs. Alors je préfère rester sur des valeurs sûres! Pale & Proud!

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Pour ces photos, nous nous sommes aventurés là où la marée monte ostensiblement (jusqu’au niveau de ma tête) en prenant des airs de déesse du vent : Eole au féminin (Aura par exemple, la déesse de la brise). Il y a autre chose qui me fascine dans ce paysage :  c’est la verticalité de cette échelle qui pourrait évoquer le pole dance de la mer!

Face à la légèreté de la brise, l’aspect vaporeux du tissu qui flotte dans les airs et la chaleur intense du soleil qui darde ses rayons, j’ai eu envie de revenir sur les éléments naturels dont nous nous sentons les plus proches. Le feu et l’air sont deux éléments qui m’ont toujours portée. Le feu pour l’énergie, la flamme de la connaissance et de l’enthousiasme. L’air pour le désir d’expansion, la communication, la curiosité et l’attrait pour l’intellect et l’art. Le feu aussi pour le tempérament sanguin, colérique, impatient, trop intense, peu discret, sans compromis. L’air aussi pour la haute tendance à la dispersion, à la difficulté de finir les choses, au désir de rester à la surface et de simplement goûter à tout.

A l’orée de cette période estivale qui se profile mouvementée, je réserve quelques journées pour des shootings dans des lieux graphiques, sculpturaux et épiques. Je brainstorme actuellement sur les symboliques des endroits sélectionnés, les images qu’ils m’évoquent, et je réfléchis aux tenues les plus adéquates pour véhiculer au mieux les idées et les visions qui me traversent. Je me rends compte que la dimension poétique, psychanalytique et mystique est souvent présente, même si elle ne se perçoit parfois qu’en toile de fond. Tout ce que je fais aujourd’hui semble tendre vers l’équation parfaite de tout ce que j’ai appris et aimé les 25 premières années de ma vie. Depuis quelques temps, je brainstorme, mets en forme et accouche des concepts qui m’ont portée jusqu’ici. Autrefois ma faim pour le mystique était vive et dévorante. Depuis 5 ans, elle s’est comme amenuisée, je pense en partie car la mise en action des rêves et des concepts s’est inéluctablement produite au moment fatidique du passage à la vie active. Mais ces aspirations passées refont surface comme la marée ne cesse de regagner la rive : notre passé, depuis les premiers âges, est une source incommensurable d’inspiration qui forge les adultes que nous sommes. Même en panne d’inspiration, on peut toujours compter sur ce trésor inestimable qu’est l’enfance pour y trouver des pépites à exploiter, à développer, à magnifier. On grandit en pensant que les mondes ne se rencontrent jamais, que si l’on est scientifique, on ne sera jamais littéraire et vice-versa. On grandit en pensant que l’on ne peut être mystique et rationnel, poète et manuel, sensible et abrupt. Pourtant, ces univers se rejoignent en tout point et ne devraient jamais être séparés. La mise en mots initie implacablement la séparation des intentions et des émotions. La verbalisation est une étape qui prononce la fin de l’égocentrisme, du moi-noyau de la terre. Elle est vitale. Mais il est nécessaire que chacun s’évertue à reconquérir ce sentiment d’unité entre les choses et les idées, et cela passe souvent (me semble-t-il) par cette période de premier bilan de vie que font les hommes et femmes à l’approche de la trentaine. Où veux-je vivre? Quel style de vie me correspond le mieux? Est-ce que je veux fonder une famille ou continuer à explorer? Se poser ou être nomade dans sa tête? Quelles personnes m’influencent positivement? Quelles personnes doivent dégager? La trentaine est cash. La vingtaine est placée sous le signe de la découverte, de la recherche personnelle. Mais la trentaine c’est le premier vrai couperet qui tombe. C’est aussi la confiance gagnée avec les foirades cumulées de la vingtaine. Les premières « grandes » leçons de vie tirées. A 20 ans on croit, à 30 ans on sait. (On pense savoir!) En tout cas, à 30 ans, on ouvre sa gueule, on trace son territoire. Le premier voile des illusions a été levé. Les rides commencent à apparaître, à se creuser, mais on se sent délesté. Délesté du regard d’autrui, de son jugement, on n’y accorde presque plus d’importance. Notre flèche de feu se réveille, et on la pointe dans la direction souhaitée. Ce n’est plus de l’ordre catégorique et naïf de « je veux être écrivain, je veux être docteur ». L’identité n’est pas préalable à la construction, elle s’acquiert graduellement. A 30 ans on se demande davantage de quoi on a envie : « la mer? trois gosses? la campagne? un gosse? la ville? l’ovarectomie? » et on compose sur le tas, sachant que ce sont nos envies si particulières, si précises, qui vont faire de nos vies des vies uniques et originales.

Photos
Shems & Cassandra

Pink Zebra

I want that red velvet
I want that sugar sweet 

Aujourd’hui c’est un look pop et pétillant que j’arbore. J’ai voulu mixer deux teintes proches : du rose et du rouge en essayant de ne pas trop me la jouer binaire non plus (accessoires dorés, cuivrés et bleus). J’ai ressuscité une vieille robe achetée il y a de nombreuses années à H&M sur laquelle j’avais totalement craquée pour sa couleur et son motif original. J’ai de même chaussé mes escarpins rouges chéris avec lesquels je peux marcher plusieurs kilomètres dans la ville! (je me la pète carrément et je m’en ballek)

 

J’adore jouer aux archéologues avec mes placards abyssaux, je sais que je trouverai toujours des perles que je n’avais pas su utiliser autrefois, et que je vais pouvoir remixer avec de nouveaux accessoires. C’est une vraie passion, un jeu d’invention sans cesse renouvelé, un collage surréaliste. Je ne connais pas d’art plus complet que la mode si ce n’est peut-être le design d’espace qui puisse convoquer autant de fonctions, de sens, de symbolique et de jeu. J’ai toujours voulu garder la mode comme un bien précieux, quelque chose de sacré auquel je ne toucherais que lorsque je serais prête à assumer tout ce que ça implique et tout ce que ça peut déclencher aussi chez autrui. C’est une putain de formule magique. Pendant longtemps, je me suis tenue à l’écart de cet univers, préférant creuser dans les arts les plus cryptiques en premier, et graduellement je savais qu’en grandissant, l’image (et l’image de moi-même) allait évoluer, et que je pourrais y revenir quand le croisement volontaire de tous les arts que j’avais étudiés serait assez approfondi, mûri. Aimer profondément les affaires de style et l’histoire de la mode ainsi que son impact social et psychologique, c’est nécessairement aimer la peinture, le cinéma, la littérature, l’histoire, la politique, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie, le design, le graphisme, la poésie, la magie, et même… la sorcellerie. C’est toutes ces choses que la mode contient en elle, et qu’elle a le pouvoir d’engendrer.

 

Ah! L’explosion de l’efflorence estivale!

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Pour en revenir aux accessoires, car après tout, “le superflu, [cette] chose si nécessaire”, m’est absolument vital pour raconter mes histoires, les bijoux sont comme la ponctuation qui découpe ce récit que je déploie sous vos yeux, le pare, le structure, l’appuie et le met en valeur, ou parfois brille par sa seule présence. Je porte ici des bracelets en bois peints ; je les trouve totalement canon, à l’image des reflets changeants de la grande bleue. Il fallait casser ce rose et ce rouge très présents et briser le récit tout doucereux qui s’installait là. L’association du rouge et du bleu est fatale en terme de contraste dynamique.
10207821020781Un peu de douceur avec ce sac fourre-tout rose doré. 1020819

Quand je mets ces chaussures, j’imagine que cette chanson m’accompagne partout, c’est la musique des talons hauts et des réactions qu’ils suscitent!

Tenue

Robe, H&M
Sandales, Mango -> chaussures proches du modèle : Steve Madden
Ceinture, Amazon
Sac, H&M
Collier, Romwe
Bracelets, petite boutique de bijoux à Collioure
Bague, Newlook
Rouge à lèvres, L’Oréal

Classy Kimono

It’s been a while! Enfin, l’été est là et je peux ressortir les robes légères, me jucher sur des talons vertigineux, et cultiver ma diaphanéité au vu et au su de tous! En effet, je ne bronze pas et ne préfère pas bronzer tant il y aurait du travail et tant bronzer me fait juste royalement chier. (Cela suppose des phases cramoisies, carmin, rubicond… sans façon! le rouge je l’aime dans mon verre!)

Voici un look efficace, élégant, mais pas guindé, autant pour se promener que pour sortir


Une robe volantée noire, fluide et légère, simple et chic, qui descend au niveau du genou, assortie d’un kimono vaporeux noir transparent aux imprimés floraux. J’ai chaussé mes sandales à bride motif serpent que j’adore. Le talon de 8 cm est absolument pratiquable partout (il est légèrement carré), et élance la silhouette.
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Côté bijoux, j’ai opté pour le gros bangle végétal de chez Artisans du monde que je trouve original et délicat! Jolie trouvaille!

Cette saison c’est l’occasion d’expérimenter des associations de tenue estivale à des hauts fluides et vaporeux mais qui sauront apporter toute l’originalité et le x factor du look.

Mon amour des kimonos remonte à plusieurs années, et je dois avouer que cette forme s’adapte à énormément de tenues : le combo kimono + jean est efficace et canon, mais robe fluide + kimono en jette tout autant et apporte ce côté chic décontracté qui fait si bien l’affaire en période estivale!

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Pour finir la tenue, un beau sac en cuir noir accompagné d’un pompom bordeaux. Le fourre-tout classe et pratique!

Niveau make-up, il est juste crucial de préciser que mon vernis rouge est le sublime rouge de Dior qui pète et qui transcende tout. J’ai remarqué que lorsque l’on porte du vernis rouge vif comme ça, les regards se portent sur les zones localisées (orteils et mains) et on se sent comme investie d’un pouvoir surnaturel! On pointe quelque chose du doigt et tout prend sens, tout prend feu! On se surprend à adopter des airs de diva plus souvent, y a pas à dire, le rouge possède vraiment un pouvoir à lui seul. Il augmente le taux d’excitation présent dans l’air. Il donne chaud, il cristallise l’attention et attise le désir.

Tenue

Robe, Pimkie
Kimono, H&M
Sandales, H&M
Sac, Asos
Bracelet Bangle, Artisans du Monde
Montre, Pierre Lannier
Bague, Claire’s
Vernis, Dior
Rouge à lèvres, Revlon

La robe dans les étoiles

Pour moi, la robe étoilée correspond à deux catégories de filles : la fêtarde et la poétesse. La première fait de sa vie une série de mini explosions, de pétulances et de pétillements divers qu’elle porte sur elle : let there be light!

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La deuxième cherche dans le défilement des astres (tel un fashion show improvisé et hasardeux) une réponse et un écho à ses questionnements. Sa came c’est le cosmos.

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Je suis à la croisée des deux catégories, et j’aime l’imprimé étoiles pour des tas d’autres raisons que j’explique plus ici (« L’avènement de l’imprimé étoilé).

Ce que j’aime dans cette robe : la fluidité et la transparence des manches qui confèrent un aspect doux et romantique à la robe ; les sequins étoilés qui  selon la distance et l’angle auquel on les observe, brillent ou resplendissent, jusqu’à une fois loin, ne se résumer plus qu’ à de petits points de lumière. J’apprécie de même la coupe flatteuse, l’aspect « lose » du bas que l’on peut faire voleter et ondoyer à loisir. C’est autant une robe du soir (accompagnée de jolis escarpins) qu’une robe de jour (avec des bottines  et un gilet par exemple). 

Le sac doré et son design épuré permet de finir la tenue. Enfin, la déclinaison or se poursuit même jusque dans le choix du parfum. Moi qui suis accro aux parfums boisés et orientaux, assez masculins (à l’instar de ceux là), j’aime ce superbe EROS de Versace, beaucoup plus citronné, floral, et qui conserve cependant une note boisée ; il est parfait pour le printemps et l’été.

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La fête est déjà terminée, mais on se retrouve très vite!
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Tenue 

Robe, French Connection (FCUK) : le haut fait d’un tissu similaire est trouvable chez Asos et pour shopper une robe dans le même esprit : Rosegal
Sac, Mango (dans le même esprit)
Parfum, Eros pour Femme de Versace

Inspiration


La Nuit Etoilée, Vincent Van Gogh

Cette oeuvre est souvent vue comme confirmatoire de l’état dépressif et suicidaire du peintre, mais je n’aime pas cette vision trop caricaturale à mon goût… peut-être était-ce le reflet d’une « psychologie perturbée » (cette expression inonde la toile et m’énerve), mais j’y vois quelque chose de beaucoup plus beau que cela : ce paysage nocturne était ce qu’il apercevait depuis l’asile dans lequel il séjournait dans le sud. Et cette vision avait quelque chose de transcendant. Soudain, on sent que le royaume de la nuit prend le dessus sur celui du jour, et le village endormi se retrouve baigné dans une lumière surnaturelle et cosmique. Les étoiles éclatent dans des formes de spirales enroulées sur elles-mêmes et projettent toute leur luminescence sur la petite ville. Le cyprès prend des formes totalement burlesques de flamme noire puissante et mystérieuse. Il crée un pont entre la terre et le ciel, et ce ciel se veut sublime. Pour moi, ce tableau c’est se confier aux mystères de la nuit, c’est désirer l’au-delà, désirer le sublime, et laisser son esprit galoper quand l’enfermement est notre lot.
Je pense que nous devrions à travers tous les aspects de nos vies, désirer le sublime autant que possible. La mode fait partie des moyens que nous avons à notre disposition pour élever notre âme, et quêter le symbolique et le poétique dans les moindres détails. A travers cette robe étoilée, je rends autant hommage à la magnificence de la nuit, qu’au désir d’embellir mon quotidien en l’enrichissant de poésie visuelle. Je crois sincèrement que le classicisme n’est pas toujours la réponse : il est tellement plus aisé et confortable de se conformer, mais le réel a cruellement besoin de notre imagination pour ne pas finir par s’effacer dans l’insignifiance et la répétitivité.

Toujours Toi !

Le look d’aujourd’hui est composé d’un camaïeu de gris et de bleu assorti d’une pointe de fantaisie. Deux pièces fortes se retrouvent côte à côté : jupe noire à sequins verts et bleus et tee-shirt graphique/spatial/tigre, adoucis par le gros gilet gris. En bas : collants noirs et bottines noires cloutées.

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Je mets rarement du vernis clair, mais ce bleu lavande m’évoque un printemps pluvieux, et je l’adore. Niveau bijoux, on reste dans les tons gris / bleu : bracelet argenté de Chloé, bague double perle, cabochon lapis-lazuli, grosse bague aigle et collier bleu irisé.

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La manucure est simple : base top coat, vernis bleu lavande, soin durcisseur. Une fois par semaine, oindre les ongles d’huile de ricin permet de foritifier les ongles de manière naturelle.

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Tenue au complet

Tee-shirt, H&M
Jupe à sequins H&M (2 ans), trouvable ici aussi 
Gilet H&M

Collier H&M
Bracelet Dailyaboutclo
Bagues diverses

Vernis bleu lavande Kiko
Soin fortifiant à l’huile de ricin de chez Monde Bio

Minnie-Rock

Pour cette tenue de mi-saison, j’ai adopté la robe légère rouge à pois blancs du style Minnie, que j’ai décalée avec une petite veste en jean cloutée et délavée, des collants en résille noir ainsi que des bottines noires cloutées. Ces éléments apportent la touche rock à la robe et brisent son côté un peu pop.

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J’aime vraiment cette petite robe légère et efficace, bien coupée, pas chère, le genre d’intemporel qui fait du bien!

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Tenue
Robe, H&M
Veste, Pimkie (old)
Bottines, Can’t remember!!! (too old)
Collants, Calzedonia
Collier, H&M

Flatlay Printannier

Voici une invocation au Printemps! Du vert, de l’efflorescence, de la dentelle, et du matou. Tous les éléments sont là pour faire venir le soleil!

Même si la couleur globale tire vers le vert amande, tous les verts sont beaux et évoquent les élans printanniers que nous ressentons actuellement. On passe du vert pomme, au vert métallisé tirant sur le bleu en naviguant jusqu’au turquoise.

Pour les bijoux, il y a tout d’abord Artisans du Monde, foyer du commerce équitable, chez qui j’ai trouvé ce superbe bangle feuillagé, et mon amie Chloé qui a réalisé ces très belles boucles d’oreilles. Chloé est bloggeuse et créatrice de bijoux graphiques parés de pierres semi-précieuses gagnant sérieusement à être connus!

Enfin, il est impossible pour moi de faire un flatlay sans le chat qui squatte, donc elle restera sur les photos!

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Flatlay
Sous-vêtements, Darjeeling
Sandales, Eram
Pochette, Maisons du Monde
Boucles d’oreilles, Dailyaboutclo
Bracelet, Artisans du Monde de Bressuire

Guest star
Artémis

Look Loïs Lane

Avec les caprices du mois d’avril viennent les joies vestimentaires! J’ai retrouvé ce trench coat dans mon armoire d’enfance : je l’avais acquis quand j’étais en licence il y a trèèès longtemps, et ne l’avais jamais ramené ici où j’ai 99% de mes accoutrements de l’année. Quelle belle surprise que de tomber dessus à nouveau! Il n’a pas pris une ride, et sa couleur me permet de porter cette robe près du corps que je ne porte plus très souvent d’ailleurs non plus, assortie d’une ceinture-bijou pour bien marquer la taille (mon obsession!). Le drapé du haut contrastant avec l’aspect moulant du bas donne un côté très élégant à l’ensemble, et le trench vient apporter la touche de « urban class »!

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Des épaulettes structurantes

Ce que j’adore dans les trench, les blazer ou les perfecto c’est le fait qu’ils structurent si bien les épaules et étoffent la carrure lorsqu’elle en a besoin, surtout lorsque les hanches sont voluptueuses!


Des escarpins précieux pour la note d’originalité

Ces petits escarpins, ça faisait très longtemps que je les convoitais (avec quasiment autant d’ardeur religieuse que pour les Louboutin) ! Couverts de feutre bleue, ils sont surmontés d’une superbe broche de cristaux d’un bleu roi très profond. Le talon et la semelle arborent des tons or rosé / cuivré qui confèrent à cette paire d’escarpins élégance et originalité. Je ressens les influences renaissance dans cette paire de souliers, les influences plus modernes à la Blahnik, avec cette petite broche brillante qui apporte le raffinement et la préciosité. Je ne pouvais pas rêver mieux!
Manolo Blahnik:  Manolo Blahnik

Le powersuit du XXIème siècle

J’ai vraiment l’impression que le combo robe moulante + trench est devenu le nouveau powersuit, suite à l’acmé du tailleur pour femme dans les 80s. On retrouve la structuration au niveau des épaules, le côté urbain chic et habillé propre au tailleur, mais dans une version beaucoup plus féminisée. Un ami m’a dit qu’il y avait un côté trés Loïs Lane dans cette tenue, je conserve l’idée de la reporter effrontée, téméraire mais féminine pour compléter l’aura de ce look!

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Tenue

Robe, H&M
Trench coat, Jennyfer
Ceinture, Amazon
Escarpins, Ted Baker

How to be a Party Girl in the 1920s

1927.
La fête bat son plein, tous les invités sont dans le living-room en train de danser, de rire et d’échanger des regards plein d’étincelles. Le champagne coule à flot et le gramophone hurle « Let’s misbehave » de Cole Porter. Le manoir d’en face n’attend que moi! Du pêche sur les paupières et sur les joues, des lèvres grenat, un trait d’eyeliner, un turban pour domestiquer les cheveux en bataille (il est 18h du matin, je me réveille tout juste, je suis un oiseau de nuit!). Des talons vernis, du rouge sur les ongles, j’ai presque fini… Ah oui, ma robe! Je me pare de quelques étoffes veloutées légèrement osées (OMG on ne voit que mes jambes!) et saisis la bouteille d’un sirupeux alcool italien aromatisé à la rose… J’arrive!

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There’s something wild about you child
That’s so contagious
Let’s be outrageous–let’s misbehave!!!

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Tenue
Robe en velours vert Boohoo (le modèle est ici en noir et ici en vert émeraude, version longue)
Boa en fausse fourrure Ebay
Kimono fleuri H&M dans le même style
Escarpins Glitterati
Turban acheté à un particulier
Collants couture Calzedonia
Bracelet/Bagues Newlook & Claire’s

Bouteille de moscato à la rose « Al Vino dell’ Amore » (excellent!)

Photos
Pierre