Les affres de l’adolescence dans les films d’horreur

A quel meilleur support songer que le cinéma d’horreur lorsque l’on souhaite transposer à l’écran l’agonie adolescente de la transformation corporelle et psychologique, la pression des deux mondes, celui de l’enfance que l’on quitte, et celui de l’âge adulte et ses codes incompréhensibles dans lequel on fait son entrée?

A travers cette sélection personnelle, je vais aborder plusieurs thématiques en lien avec cette période pubère complexe : le rapport à l’autre, le désir de plaire, le déchirement entre curiosité et peur de l’inconnu. Ce sont des sujets qui me passionnent, j’ai par ailleurs pris beaucoup de plaisir à faire des recherches littéraires et cinématographiques sur la question du trauma adolescent. C’est une période tellement clé, où nos mécanismes internes propres se consolident, se structurent et parfois se cristallisent autour d’évènements précis. L’enfance est évidemment cruciale, mais l’adolescence me fascine d’autant plus que j’ai souvent l’impression lorsque je parle à des adolescents, de parler à des esprits adultes qui occupent simplement des corps inachevés. Et ce décalage terrible entre adolescents-adultes et adolescents-enfants crée souvent des dissonances dans leurs rapports. Ce que j’aime aussi à cette période, c’est la remise en question de l’autorité, la remise en question de ce qui, jusque là, structurait tout leur univers. Etre adolescent c’est forcément embrasser le risque et l’aventure, car on sait que tout doit péter. C’est une question de survie. Et les films d’horreur à travers leurs tendances hyperboliques, leurs métaphores sanguinolentes, savent mieux que quiconque illustrer les multiples questionnements de cette période si sensible. Lire la suite de « Les affres de l’adolescence dans les films d’horreur »

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Histoire du corps

En voici un bien étrange titre. J’espère qu’il aura su éveiller votre curiosité. Tout corps, de même que tout objet, tout bâtiment, toute entité vivante ou inanimée possède une histoire. Aujourd’hui, j’aimerais me positionner du point de vue de mon corps pour le ton de cet article. Mon cerveau prend toujours le dessus, mais c’est au nom de l’ensemble de mon corps que je souhaiterais parler.

Titre de l’histoire de mon corps :

Le moins d’efforts possible et l’élégance rafistolée : histoire d’une rencontre. 

Fin 1987

Quelques jours avant Noël, une famille s’impatiente et a très envie de rentrer fêter Noël à la maison. Deux garçons jouent dans les couloirs d’une clinique avec des voitures télécommandées. Pourvu que le paquet soit délivré aujourd’hui, on en peut plus d’attendre!

Le paquet est délivré en fin d’après-midi. Ouf! La chose encore un peu informe a les Lire la suite de « Histoire du corps »