Au croisement des éléments

A l’occasion des vacances s’approchant à grand pas et par grand besoin de décompresser pour certains, nous sommes partis une journée à Noirmoutier entre amis. Au-delà de la torride torpeur qui nous fit explorer avec d’autant plus d’ardeur la fraîche vasteté océanique pour ne faire qu’un avec TOUS les éléments, nous avons pu vadrouiller comme des touristos et expérimenter la marée montante. Un paysage et des sensations uniques (bien que moins épiques que ce que l’on peut se représenter puisque nous ne nous sommes pas frottés à la possibilité de se laisser emporter comme des méduses échouées). Lire la suite de « Au croisement des éléments »

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Perpignan, Ville Art Déco / Romane / Régionaliste

A l’occasion de ce shooting, nous avons été inspirés par le superbe patrimoine architectural de Perpignan. Jim et moi sommes tous les deux originaires du 66, et re-découvrons maintenant à l’âge adulte, les superbes maisons et hôtels particuliers de la ville. Il n’y a rien de « tape à l’oeil » ici, aucune réelle cohérence, mais c’est ce qui rend la découverte de pépites encore plus excitante ! La maison devant laquelle nous avons pris ces photos est située avenue de la gare et n’est pas sans rappeler plusieurs influences : à la fois art déco aux formes épurées, art roman avec ses baies et ses balcons de brique rouge, et typiquement sudiste, avec ce côté légèrement hacienda bordée de palmiers. On sait aussi que l’utilisation de la brique et de la tuile est ici typiquement régionaliste et fait partie d’un imaginaire méditerranéen.

La tenue associée à la superbe villa Paynard est celle de la robe foulard, aux teintes noires, rouges, beiges, à motifs. Je souhaitais rester dans l’esprit hispanisant, Lire la suite de « Perpignan, Ville Art Déco / Romane / Régionaliste »

From Misfit to Fatale

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“Si la littérature n’est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu’on s’en occupe.”
Julien Gracq 

De l’antiquité jusqu’à American Horror Story, les misfits, les exclus, les rejets de la société ont toujours été représentés. Qu’il s’agisse de Lilith, de Médée, de Médusa dans la Bible ou la mythologie, ces personnages couvaient un secret, ne pouvaient entrer dans le moule et refusèrent d’être inféodés aux hommes. Mais aujourd’hui ces personnages si controversés sont devenus de véritables antihéroïnes admirées et adulées par le plus grand nombre.

Tim Burton a consacré son œuvre aux outcasts, représentant sans cesse leur différence par l’utilisation d’un locus précis (le Château gothique d’Edward aux mains d’argent surplombant la ville bariolée de Suburbia), d’outils de contraste (couleurs vives versus noir), de tropes et d’archétypes (la demoiselle en détresse, la tentatrice, le savant fou…) qui ont réellement contribué à glorifier la « différence » en devenant un référent populaire aimé par les masses. Autre exemple de l’évolution très positive du Misfit : American Horror Story encense les exclus dans chacune de ses saisons un peu plus (Freak Show incarnant une forme d’apogée laudative du rebut de la société), on assiste vraisemblablement à la démocratisation des icônes marginalisées, en passant par la production de masse d’objets ou de vêtements qui il y a 30 ans symbolisaient un réel choix politique, une marginalisation qui à présent est devenue ‘mainstream’ !

La Femme Fatale, l’icône du misfit

Si l’on croise l’archétype du Misfit avec celui de la Femme Fatale, on peut trouver de nombreuses ressemblances. La Femme Fatale pourrait être une sirène, une vampiresse, une veuve noire, une fée… Elle est mue par des motifs qui lui sont propres, qu’elle ne révélera sous aucun prétexte. Elle attire les proies dans sa toile d’ araignée venimeuse et enchaîne les victimes, étant elle-même victime de son insatiabilité. Lire la suite de « From Misfit to Fatale »