La célébration de la marginalité dans la photographie

C’est un sujet totalement passionnant, puisque les photographies sont des témoignages d’époques que nous n’avons pas connues, mais dans lesquelles nous pouvons totalement nous immerger. Tout d’abord, qu’est-ce que la marginalité et la marginalisation?

Etymologie : de marginal, venant de marge, venant du latin margo, bord, bordure…

Marginal

L’adjectif « marginal » qualifie ce qui est en marge d’un texte, ce qui n’est pas essentiel ou pas important quelqu’un qui vit en marge de la société.

Marginalisation

La marginalisation est le fait de rendre marginal, de se marginaliser ou d’être marginalisé.

En sociologie, la marginalisation est le fait, pour un individu ou un groupe d’individus, de s’écarter de la norme de la société, de s’en exclure ou d’en être exclu avec une rupture, parfois brutale des liens sociaux. Le terme est d’un usage récent (seconde moitié du XXe siècle).
Ex : la marginalisation des sans-logis.

La marginalisation sociale peut être choisie par un individu désireux de vivre en marge de la société, de manifester le refus d’un mode de vie, de protester contre certains travers de la société. Mais, souvent elle est subie, comme la conséquence d’une ségrégation, d’une stigmatisation, d’une exclusion sociale, d’anomie, d’une désocialisation, d’un handicap, d’un comportement à risque, d’une déviance Lire la suite de « La célébration de la marginalité dans la photographie »

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L’Homme-Muse

Le rapport entre l’artiste et la muse est souvent vu de manière unilatérale comme étant un rapport homme-femme. La femme exerce un pouvoir incroyable sur l’homme, il ressent le vif besoin de l’immortaliser, de l’explorer de manière multi-dimensionnelle, de lui donner une aura sublime… L’homme lui forge son identité de muse et de femme, la femme l’inspire et chacun se lie via ce cordon invisible, ineffable et puissant. Ils s’influencent l’un l’autre, sont dépendants l’un de l’autre parfois. Un peu à la manière de la dialectique hégélienne du maître et de l’esclave, l’homme artiste devient vite dépendant de la femme, de sa muse ; et de ce fait, on transcende un tant soit peu les habituelles relations dominant / dominé que l’on retrouve dans de nombreuses représentations homme/femme dans l’histoire de l’art. Heureusement, si l’on est curieux et motivés, on peut trouver pléthore d’artistes femmes qui ont elles aussi contribué à forger l’histoire de l’art. La révolutionner? Je pense que c’est en cours. Ainsi pour cet article, j’ai envie d’explorer de manière théorique les liens qui unissent non pas l’homme artiste à la femme muse, mais à l’inverse, la femme artiste si peu plébiscitée et si peu populaire, à son homme muse. Retrouve-t-on le même genre de relation à première vue sujet-objet qu’à l’habitude? Nait-il de cette performance féminine inspirée par le masculin, une nouvelle écriture, une nouvelle façon de dessiner, de peindre, de photographier? Peut-on parler d’une écriture féminine face à son sujet viril? Et cette nouvelle relation, va-t-elle changer le statut de la femme?

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