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Jungle Magic

“I am she who lifts the mountains
When she goes to hunt,
Who wears mamba for a headband
And a lion for a belt.
Beware!
I swallow elephants whole
And pick my teeth with rhinoceros horns,
I drink up rivers to get at the hippos.
Let them hear my words!
Nhamo is coming
And her hunger is great.

I am she who tosses trees
Instead of spears.
The ostrich is my pillow
And the elephant is my footstool!
I am Nhamo
Who makes the river my highway
And sends crocodiles scurrying into the reeds!” 
― Nancy FarmerA Girl Named Disaster Lire la suite de « Jungle Magic »

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San Francisco

San Francisco a toujours été la ville de mon coeur. Il y a une vraie communauté artistique, un esprit de rébellion et de folie qui plane au-dessus de la ville, drapée dans ce nuage de brume constant.

San Francisco, c’est la ville qui a hébergé la contre-culture, si ce n’est son véritable berceau.

C’est la ville où tous les hippies vivaient à Haight Ashbury, où les gays pouvaient se retrouver en toute liberté à Castro, où l’on voit fréquemment des gens se promener à poil, ou parés d’étoffes totalement fantasques.

C’est la ville de la révolution des consciences, du Human BE-In de 67, des lectures des textes sous acides de Ginsberg, des révolutions étudiantes… Lire la suite de « San Francisco »

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Call me by your name

Call me by your name, c’est le nouveau film de Luca Guadagnino sorti le 28 février en France. Il raconte les amours éphémères de deux jeunes garçons le temps d’un idyllique été dans les années 80 en Italie. Elio a 17 ans et ses parents accueillent tous les ans de jeunes doctorants pour des stages d’été. Cette famille polyglotte est bercée par la culture : l’art, l’archéologie, la littérature, la musique, l’étymologie des mots les enveloppent et imprègnent leurs rapports au monde… Adapté du livre du même nom (que je n’ai pas encore lu !), apparemment Guadagnino réussit une très belle mise en scène, et son parti pris esthétique et sensible jette un voile de pudeur émouvant sur cette relation si spéciale.

L’hédonisme à l’italienne

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Dis-moi comment tu ris et je te dirai qui tu es

Vous avez déjà rencontré cette fille qui rigole tellement fort que vos oreilles saignent, votre carcasse en tremble et les murs aussi? Cette fille c’est moi.

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Moult théories existent à ce sujet : les gens qui rient fort veulent se faire remarquer, se faire aimer par leurs pairs, c’est des narcissiques finis… Oui et non!

Le rire forcé est souvent signe de désir d’inclusion, mais pas le rire spontané, le rire qui survient du plus profond des entrailles !

Avant de vous en dire plus sur mon expérience personnelle du rire, un petit tour du côté des sociologues et des philosophes s’impose ! Lire la suite de « Dis-moi comment tu ris et je te dirai qui tu es »

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Le Syndrome de Stendhal

Vertiges, nausées, hallucinations, coeur qui s’emballe, évanouissements, amnésie… Voici les symptômes que vous pourriez un jour ressentir si vous étiez atteint du syndrome de Stendhal.

Qu’est-ce que ce syndrome portant le nom d’un grand écrivain français? 
Il s’agit d’un syndrome défini par la psychiatre italienne Graziella Magherini, qui a recueilli plusieurs centaines de témoignages en plus de 20 ans. Les témoignages révèlent  les récits de chocs esthétiques ressentis par des personnes frappées de confusion mentale, d’ébranlement physique après avoir eu une extase artistique digne d’une extase mystique. Lire la suite de « Le Syndrome de Stendhal »

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Los Angeles

 Il y a 3 ans j’ai eu l’occasion de faire un roadtrip excellent du côté de l’ouest des Etats-Unis. Je n’oublierai jamais ce voyage, et essaierai d’y retourner dés que possible tellement j’avais aimé l’atmosphère et l’art de vivre à la californienne !

J’étais logée dans une très jolie ville qui s’appelle Marina del Rey, résidence grand standing avec piscine et hot tub ! J’y passais absolument toutes mes soirées !

De Marina Del Rey, on peut se promener à pied jusqu’à Venice Beach et longer la route aux palmiers jusqu’à Santa Monica et son immense plage et sa fête foraine constante ! Lire la suite de « Los Angeles »

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Le guide du Paris underground par Johann Zarca

Un maigrichon au caillou dégarni, zboub à l’air, s’assoit à ma droite et m’adresse un sourire :
– Tu viens souvent ici?
Casse les couilles!
– Nan, c’est la deuxième fois! je lui réponds poliment. En fait, je connais bien l’physio.
– Moi, c’est le propriétaire du Moon City que je connais. Je viens souvent, j’adore l’esprit du lieu et la mentalité des habitués. C’est vraiment un oasis de liberté…
Et merde! Je sens que ce type, en plus de vouloir me farcir le trou de balle, va me briser les grelots. Par moments, les libertins ne peuvent pas s’empêcher d’intellectualiser leur choix de vie, de philosopher sur leur envie de piner. Ils sont relous…

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Eloge d’une pédagogie créative

Comme certains d’entre vous le savent déjà, je suis depuis plusieurs années professeure d’anglais en lycée, enseignement supérieur, collège et même école primaire. Je vadrouille énormément et fais face à de nombreux cas très différents d’élèves, de dynamiques de groupes, et dois m’adapter aux programmes, aux exigences ministérielles d’une, mais surtout aux envies et à ce que je pressens être des points de motivation pour mes élèves.

Être prof, c’est à la fois être capable d’être un moteur (pour soi, pour les autres) mais aussi un caméléon qui sache se fondre dans tous les milieux, parler à un public plus jeune, parfois qu’il faut motiver, secouer, ou qu’il faut (plus pour le public collégien) canaliser sans brimer. C’est un exercice assez délicat qui nécessite parfois un flux tendu constant très difficile à soutenir.

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La célébration de la marginalité dans la photographie

C’est un sujet totalement passionnant, puisque les photographies sont des témoignages d’époques que nous n’avons pas connues, mais dans lesquelles nous pouvons totalement nous immerger. Tout d’abord, qu’est-ce que la marginalité et la marginalisation?

Etymologie : de marginal, venant de marge, venant du latin margo, bord, bordure…

Marginal

L’adjectif « marginal » qualifie ce qui est en marge d’un texte, ce qui n’est pas essentiel ou pas important quelqu’un qui vit en marge de la société.

Marginalisation

La marginalisation est le fait de rendre marginal, de se marginaliser ou d’être marginalisé.

En sociologie, la marginalisation est le fait, pour un individu ou un groupe d’individus, de s’écarter de la norme de la société, de s’en exclure ou d’en être exclu avec une rupture, parfois brutale des liens sociaux. Le terme est d’un usage récent (seconde moitié du XXe siècle).
Ex : la marginalisation des sans-logis.

La marginalisation sociale peut être choisie par un individu désireux de vivre en marge de la société, de manifester le refus d’un mode de vie, de protester contre certains travers de la société. Mais, souvent elle est subie, comme la conséquence d’une ségrégation, d’une stigmatisation, d’une exclusion sociale, d’anomie, d’une désocialisation, d’un handicap, d’un comportement à risque, d’une déviance Lire la suite de « La célébration de la marginalité dans la photographie »

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Blogs mode : l’art du storytelling

De nos jours, nous croulons sous la pluralité de blogs, de comptes instagram, tumblr, des millions de photos circulent quotidiennement sur les réseaux sociaux… Mais parmi ces clichés partagés en abondance, combien vont réellement nous marquer, nous toucher, voire nous bouleverser émotionnellement?

Le gros challenge des bloggeurs actuels est de rendre vivante, animée, impactante leur photo. Il existe pléthore de blogs insipides, des photos tout simplement chiantes à regarder. Encéphalogramme plat. Pas de soupçon de palpitation.

Alors comment rendre son image excitante? Il faut raconter une histoire. Il faut qu’elle possède un impact émotionnel. Qu’elle livre quelques pistes d’interprétation, qu’elle emmène en voyage, qu’elle révèle votre personnalité. C’est tout l’art du storytelling. Lire la suite de « Blogs mode : l’art du storytelling »

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« I love Dick » ou comment trouver sa voie/x

« I Love Dick » décrit l’évolution d’un mariage, l’éveil d’un artiste et la déification d’un écrivain nommé Dick (Kevin Bacon, « The Following »). En adaptant le roman culte de Chris Kraus, Jill Soloway (« Transparent ») s’empare de la question du désir et du regard dans une oeuvre résolument mordante et féministe.

Photo Griffin Dunne, Kathryn Hahn

Le sypnosis

Chris est une cinéaste quarantenaire un peu en galère. Son dernier court-métrage ne sera pas diffusé, elle tente de percer dans l’art, mais c’est surtout aux côtés de son mari, Sylvère, qu’elle survit. Chercheur spécialisé dans l’esthétique du trauma, homme charismatique et plus âgé que Chris, elle vit un peu dans son ombre. Pourtant, lorsqu’un collectif d’artistes l’invite à Marfa dans le Texas, petite ville paumée mi-bobo mi-destroyed, elle décide de suivre son mari. Problème, elle est considérée comme « une distraction » et a un besoin existentiel de trouver sa voix, de la faire entendre, pour ne pas juste être une desperate housewife de plus. Lire la suite de « « I love Dick » ou comment trouver sa voie/x »

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Museum d’histoire naturelle : GO WILD OR GO HOME ! Retour à la Femme Sauvage

Il y a environ deux mois, je suis allée explorer le magnifique Museum d’histoire naturelle. Pour l’occasion, j’avais envie de revêtir ma veste léopard (faux fur of course) de la sublime boutique Space Vintage (Marseille). Histoire de me sentir en connexion avec le lieu. C’est marrant d’ailleurs ce besoin constant d’associer ses fringues au lieu qu’on va visiter. Je ne peux pas m’en empêcher. Lorsque je suis allée voir la comédie musicale La Famille Addams, il fallait que je revête la robe de Mercredi… C’est une habitude, un truc qui m’éclate, et une façon de me sentir réellement connectée au lieu ou à l’évènement.

Me balader en léopard et en docs au milieu de cet incroyable cimetière de créatures magiques m’a fait sourire. Il y avait ce décalage profond et ce lien ténu entre instinct de vie, rugissement, clairon de sa présence et de sa vigueur face à cette mort figée, magnifiée, passée au crible et à la loupe. Même si les musées sont l’oeuvre des hommes, c’est important d’imaginer toute cette faune, cette flore vivantes et bouillonnantes. L’instinct de vie et de survie à son apogée, l’animal est bien plus vivant, vif et vigoureux que la plupart des humains englués dans une routine, absorbés et contenus dans des codes sociétaux. Lire la suite de « Museum d’histoire naturelle : GO WILD OR GO HOME ! Retour à la Femme Sauvage »

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Petite robe à pois spotted in Montmartre!

Quelques souvenirs de notre été indien, de ma tenue d’exploration urbaine, de nos découvertes colorées et fun à Montmartre…

9 Lire la suite de « Petite robe à pois spotted in Montmartre! »

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Les affres de l’adolescence dans les films d’horreur

A quel meilleur support songer que le cinéma d’horreur lorsque l’on souhaite transposer à l’écran l’agonie adolescente de la transformation corporelle et psychologique, la pression des deux mondes, celui de l’enfance que l’on quitte, et celui de l’âge adulte et ses codes incompréhensibles dans lequel on fait son entrée?

A travers cette sélection personnelle, je vais aborder plusieurs thématiques en lien avec cette période pubère complexe : le rapport à l’autre, le désir de plaire, le déchirement entre curiosité et peur de l’inconnu. Ce sont des sujets qui me passionnent, j’ai par ailleurs pris beaucoup de plaisir à faire des recherches littéraires et cinématographiques sur la question du trauma adolescent. C’est une période tellement clé, où nos mécanismes internes propres se consolident, se structurent et parfois se cristallisent autour d’évènements précis. L’enfance est évidemment cruciale, mais l’adolescence me fascine d’autant plus que j’ai souvent l’impression lorsque je parle à des adolescents, de parler à des esprits adultes qui occupent simplement des corps inachevés. Et ce décalage terrible entre adolescents-adultes et adolescents-enfants crée souvent des dissonances dans leurs rapports. Ce que j’aime aussi à cette période, c’est la remise en question de l’autorité, la remise en question de ce qui, jusque là, structurait tout leur univers. Etre adolescent c’est forcément embrasser le risque et l’aventure, car on sait que tout doit péter. C’est une question de survie. Et les films d’horreur à travers leurs tendances hyperboliques, leurs métaphores sanguinolentes, savent mieux que quiconque illustrer les multiples questionnements de cette période si sensible. Lire la suite de « Les affres de l’adolescence dans les films d’horreur »

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Les Nuits Fauves de mes 30 ans

Aujourd’hui, je fête mes 30 ans, et en feuilletant de vieux journaux intimes pour relire mes idées de thèse (j’ai toujours eu envie d’en démarrer une, j’ai juste besoin du bon sujet), je suis tombée sur les impressions que j’avais couchées du film de Cyril Collard Les Nuits Fauves qui m’avait totalement bouleversée quand je l’avais vu pour la première fois.

Ce film a été adapté d’un livre plutôt autobiographique écrit par Cyril lui-même vers la fin des années 80. Le film est sorti en 1992. Voici le synopsis :

1986. Jean a 30 ans, il est chef opérateur, reconnu, doué, curieux de tout. Mais il est séropositif et sait qu’il sera un jour exclu de cette vie qu’il traque avec avidité à travers sa caméra. Au cours d’un casting pour une publicité, il rencontre Laura, jeune, belle, vivante. Lire la suite de « Les Nuits Fauves de mes 30 ans »

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L’expression du trauma dans les films/livres adolescents (USA)

La littérature « coming of age » connaît un franc succès aux Etats-Unis. L’un des premiers livres phare The Catcher in the Rye de Salinger a ouvert la voie à toute une génération adolescente en quête de sens et d’identité. La culture adolescente est née aux Etats-Unis dans les années 50 environ, après la seconde guerre mondiale. Avec l’essor de cette nouvelle culture, un espace de parole fut alors créé pour une génération ni enfant ni adulte, détachée des croyances magiques de l’enfance, ébranlée par les doutes et peurs de l’âge adulte.

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L’adolescence se trouve donc au confluent des âges, des questionnements et des constructions. Au creux de ce carrefour générationnel se niche un terreau émotionnel bouillonnant : premières vraies expériences Lire la suite de « L’expression du trauma dans les films/livres adolescents (USA) »

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Histoire du corps

En voici un bien étrange titre. J’espère qu’il aura su éveiller votre curiosité. Tout corps, de même que tout objet, tout bâtiment, toute entité vivante ou inanimée possède une histoire. Aujourd’hui, j’aimerais me positionner du point de vue de mon corps pour le ton de cet article. Mon cerveau prend toujours le dessus, mais c’est au nom de l’ensemble de mon corps que je souhaiterais parler.

Titre de l’histoire de mon corps :

Le moins d’efforts possible et l’élégance rafistolée : histoire d’une rencontre. 

Fin 1987

Quelques jours avant Noël, une famille s’impatiente et a très envie de rentrer fêter Noël à la maison. Deux garçons jouent dans les couloirs d’une clinique avec des voitures télécommandées. Pourvu que le paquet soit délivré aujourd’hui, on en peut plus d’attendre!

Le paquet est délivré en fin d’après-midi. Ouf! La chose encore un peu informe a les Lire la suite de « Histoire du corps »

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Du désir de surface. Ma boite de pétri créative.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l’amour!

Arthur Rimbaud, « Le Bateau Ivre »

Aujourd’hui c’est une mini anthologie de poèmes et d’extraits d’oeuvres diverses que je vous propose ainsi que mes réfléxions personnelles sur la stimulation de la créativité. Entremêlées à mes photos, vous y trouverez le berceau de mes influences littéraires issues de la littérature française, de la psychanalyse et de la littérature anglophone. Il y a tant que j’aimerais partager ici! J’essaie le plus souvent de le faire de manière ordonnée, raisonnée et rationnelle, orchestrée en paragraphes, découlant d’une problématique… Mais dés qu’il s’agit de parler de la mer, de l’eau, du feu, des éléments qui m’ont toujours accompagnée, le creuset même de mon inspiration, mon esprit rationnel s’envole au profit de mes rêveries littéraires. Un peu comme ici. Lire la suite de « Du désir de surface. Ma boite de pétri créative. »

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Rituels de beauté (soins anti-rides pour les petits budgets et réflexions d’une bipolaire cosmétique)

Dans le monde actuel dans lequel nous vivons, être vieux est devenu une insulte. Nous traversons une ère fantastique, les progrès de la science nous permettent de vivre de plus en plus longtemps, et paradoxalement nous n’avons jamais vécu dans un tel diktat du jeunisme, de la beauté lisse, du culte de la perfection et de l’éternelle jeunesse.

La mort devient un mythe, une légende à laquelle nous ne croyons plus vraiment.
Le lifting est l’opération chirurgicale qui s’est le plus démocratisée ces 30 dernières années (+80%). Alors qu’en 1992, l’âge moyen pour un premier lifting était de 50 ans, il est aujourd’hui de 40 ans.
Les formules des crèmes anti-âge se perfectionnent, se démultiplient, prolifèrent.

Promesses de lissage, de repulpage, de remodelage. Lire la suite de « Rituels de beauté (soins anti-rides pour les petits budgets et réflexions d’une bipolaire cosmétique) »

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Weekend à Marseille

Que faire à Marseille sur un weekend? Tellement!

Marseille est la ville du sud par excellence, la mer, le soleil, une architecture colorée, l’accent et le sourire, J’ADORE!

Il y a quelques endroits qui ont su retenir mon attention, et je vais répartir ces lieux selon plusieurs catégories :

– l’art de vivre
– l’architecture
– la mode
– les explorations nocturnes Lire la suite de « Weekend à Marseille »

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Travailler son style écrit à l’heure d’instagram : vain et obsolète?

Quand je compulse les différents blogs et comptes instagram issus des « niches » auxquelles je pourrais appartenir (mode, photo, voyage, lifestyle, art, mais essentiellement mode) j’essaie de ne pas devenir une vieille conne.

De nouvelles générations, de nouvelles compétences

Je passe outre les fautes d’orthographe, d’accord, de conjugaison, de syntaxe, le vocabulaire aussi laconique que la subtilité de Trump, et je m’interroge.
Je ne veux pas finir prof de français cacochyme et aigrie, à ne me plaindre que des fautes d’orthographe et de comment le niveau ne cesse de baisser. C’est vrai, le niveau baisse, mais il augmente considérablement en parallèle aussi. Les générations actuelles ont développé de bien meilleures compétences communicationnelles, informatiques et en langues étrangères. Ils sont de bien meilleurs commerciaux, ils savent mieux valoriser leur travail et leur image. Les compétences ont été transférées dans d’autres domaines. Lire la suite de « Travailler son style écrit à l’heure d’instagram : vain et obsolète? »

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Ancient Greece

La Grèce est souvent associée à deux couleurs récurrentes : le blanc immaculé des façades peintes à la chaux ainsi que le bleu céruléen de la mer Méditerranée. Plus rarement on lui associe un rouge profond, un rouge sang, digne d’un Valentino. Peut-être que ce penchant de plus en plus grand pour le rouge me vient de mes racines catalanes, de ce goût immodéré du spectacle, du besoin d’être LÀ. Je shine donc je suis. Lire la suite de « Ancient Greece »

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Le Styx intérieur

Et si Charon était une femme? Me voici plantée au milieu des rives du Styx, face aux âmes sur le point de voguer sur mes eaux noirâtres et d’être dirigées jusqu’à l’ultime bifurcation… Paradis ou Enfer? La fumée verte qui s’échappe de ma lanterne représente les âmes qui s’évadent, comme des feux follets dansant au crépuscule.

Charon était réputé pour être un vieil homme sale et négligé, peu enclin à la discussion ou à la compassion. Rares sont ceux qui réussirent à le charmer et à vaincre la mort. Lire la suite de « Le Styx intérieur »

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Summertime Sadness

Kiss me hard before you go
Summertime sadness
I just wanted you to know
That, baby, you’re the best

Aujourd’hui, ce ne sont pas des photos que je vais partager avec vous, mais un mini clip réalisé cet été avec Jim Lefeuvre (Summertime sadness).

Avec la fin de l’été vient inéluctablement la nostalgie pour ce qui fut et s’envole désormais à l’abord de l’équinoxe. Même si votre été fut passable, maussade ou particulièrement oisif, la nostalgie romantique s’installe invariablement. Elle touche à tout cet attirail d’images léchées et chatoyantes que nous nous trimballons depuis Lire la suite de « Summertime Sadness »

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Lilith

Lilith veut bien signifier le désir de transcendance, ne plus rester dans un monde où la morale ne suffit plus, car tout est dualité, seule l’unicité de l’être est importante. Lilith le sait. Elle sait que tout n’est que projections, que le monde se façonne par nos projections. Elle sait que le seul moyen de sortir de ce monde est de s’isoler.
La Lune Noire, Lilith, est une femme parce qu’elle représente l’archétype peut-être le plus important : le mystère de la vie. La femme enfante. C’est au pourquoi de la vie qu’elle tente de répondre. Lilith cherche et ne veut pas être déroutée dans sa recherche. L’hyperlucidité, le refus, le désir ou plutôt la sublimation du désir sont à la base de sa recherche. Elle cherche à comprendre quelle est la place de l’homme dans sa vie. Non pas parce qu’elle ne veut pas de relation, mais elle veut quelqu’un à son niveau.
Lilith, c’est l’Animus/Anima, notre double inconscient, notre complément féminin/masculin. Lilith, c’est l’ombre, ce doute inavouable qui règne dans l’inconscient personnel et qui tente de tout transformer, de tout sublimer.
Lilith est femme à cause de la question primordiale qu’elle se pose. L’ombre agit ici à fond, refusant de refouler n’importe quoi, mais elle agit trop souvent à l’inverse, de manière à ce que tout soit refoulé dans notre inconscient.
Elle refuse toute forme de carcan. Si l’homme (Adam) s’est caché derrière Dieu, Lilith refuse cette lâcheté, car elle réclame la vie pour la vie et non la vie avec plein de compromis.

Le Retour de Lilith – La Lune Noire, Joëlle de Gravelaine

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Girls’ Night Out

Let’s be trendy socialites, just for tonight!

Quelques photos de nos écarts alcooliques (mais classes!) dans un lieu chaleureux et convivial en la charmante compagnie de Jim (photographe, vidéaste officiel du Sud et co-créateur de Humans of Perpignan!) et Elsa, amie multi-talents qui possède plusieurs cordes à son arc : tapissière professionnelle (ses créations ici), créatrice de bijoux et vêtements (voir ici!), et décoratrice merchandiser multilingue (Elsa parle couramment français, anglais, norvégien mais aussi un peu de portugais, allemand et chinois ainsi que quelques autres langues scandinaves !)

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Quoi de mieux qu’un spritz pour une véritable girls night out (+ boy!)? Lire la suite de « Girls’ Night Out »

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Angelina, rue de Rivoli

Il est rare pour moi de faire des articles « découverte », mais je sens que cette année sera placée sous le signe de l’exploration parisienne et de ses méandres. Il est bien probable qu’en plus des articles de fond, je vagabonde de manière plus distraite de lumière en lumière pour ramener ici quelques perles.

La première perle est un salon de thé situé rue de Rivoli appelé « Angelina ». Sa décoration soignée de style belle époque nous ramène au début du XXème siècle, où j’imagine de fins esthètes lettrés y élire domicile le temps d’un thé pour s’adonner à leur rituel hebdomadaire. Les murs sont ornés de fresques, de moulures, de dorures et de colonnes corinthiennes mêlant l’art nouveau au classicisme. Majestueux et sublime, ce bâtiment peut s’enorgueillir d’une situation géographique idéale : depuis l’étage, la vue donne sur Lire la suite de « Angelina, rue de Rivoli »

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Rooftop à Perpignan (de l’importance de cultiver ses racines)

Le propos de cette séance est très simple :
– une fille
– une boisson colorée
– un rooftop
– des fringues pop
Et le tour est joué!

La tenue

Il y a un côté très 1900, très Deauville, très patriotique aussi, sans parler de l’effet Lolita dans ma tenue. C’est vrai que j’aurais pu me la jouer beaucoup plus catalane dans ma ville natale en arborant les couleurs sang et or. Mais un jour j’ai retrouvé ces vieilles cartes postales de Perpignan datant du début du XXème siècle, et j’ai toujours fantasmé sur Lire la suite de « Rooftop à Perpignan (de l’importance de cultiver ses racines) »