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Cherry dreams

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Nostalgie d’une époque et d’une jeunesse dorée

Le Rockabilly est mort, vive le Rockabilly! Depuis une bonne décade maintenant, le rockabilly a le vent en poupe! Véritable résurrection des 50s, la génération des enfants nés dans les 70s ou 80s (ou encore plus tard!) ressent vivement la nostalgie de cette époque décrite par les grand-parents, période post-guerre d’abondance et de fête, de légèreté. C’est aussi dans les 50s que le culte de l’Amérique bat son plein en Europe et ailleurs, le jean devient archi-populaire, les pinups (images de femmes légèrement vêtues et séduisantes) envoûtent les soldats partis pour le Vietnam. Après le culte de la femme fatale dans les 40s, la femme devient plus légère, plus joueuse, plus libérée (cf Bettie Page!) Aujourd’hui, un tas d’évènements célèbre cette nostalgie des Fifties, j’avais défilé dans les superbes tenues de Daisy Cotton en novembre au Petit Brasseur, et tous les artisans venus exposer leur art célèbraient à leur manière cette période dorée.

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La  naissance de l’adolescence : des bagnoles et des filles

C’est aussi vers les 50s que le concept d’adolescence naît alors : les drive-in fleurissent, et pour pallier à l’ennui existentiel des jeunes, on va au cinéma, on boit des milkshakes, et on se roule des pelles à l’arrière des Buick et des Corvette.

Cette imagerie fut portée aux nues dans les années 70 et 80 dans des films comme American Graffiti (George Lucas), Rebel without a cause (Nicholas Ray), Cry Baby (John Waters), tous enrobés d’un relent nostalgique frappant.

Ce qu’il faut savoir c’est que le rockabilly est avant tout un style musical hybride, sous-genre du rock n’roll ; produit par le hillbilly, celui qui vit sur les collines, l’Américain average, dont les préoccupations principales toutes testostéronnées sont celles des voitures et des femmes. Elvis Presley demeure une des principales figures du rockabilly.

Always classy, never trashy, and a little bit sassy

Mais pour en revenir à la mode, côté femmes, on développe l’aspect burlesque, les couleurs marquées, le maquillage théâtral : trait épais d’eyeliner pour des yeux de féline, rouge à lèvres bien écarlate, boucles soignées, et couleurs sombres contrastées de rouge ou de bleu le soir. Du pastel, des chemisettes et des corsaires pour la journée. Le burlesque influence beaucoup la mode, et de nombreuses femmes portent des jupons pour accentuer les hanches, et des corsets pour affiner la taille.

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Au niveau des motifs, on retrouve souvent des fleurs, en particulier des roses, des pois, des carreaux (chemisettes), et des cerises. Les patterns rose et cerise étaient souvent utilisés par les marins et les soldats qui se faisaient tatouer dés les 20s. On pouvait les voir arborer des crânes, des oiseaux, des dagues et des coeurs… motifs que l’on retrouve à présent en abondance dans le commerce de niche rockabilly.

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La symbolique de la rose et de la cerise est intéressante, surtout replacée dans le contexte. Cette tenue a été pensée et créée par mon amie Daisy Cotton qui est actuellement en DTMS. C’est une tenue de soirée, une robe cocktail comme on aurait pu en voir dans les 50s. Ce qui est intéressant c’est d’imaginer la femme de l’époque, encore plutôt suffoquée par un patriarcat étouffant, et trouvant dans les sorties et la mode une forme de fantaisie et d’échappatoire réguliers. La rose (sur la tête) symbolise le désir romantique, sa couleur rouge ose peut-être esquisser une envie de passion? Les tulipes (la plupart du temps : des cerises) quant à elles, arborées en multitude sur la robe, signifient que le désir est à point, et que le fruit est mûr. Il n’y a plus qu’à le cueillir.

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J’ai voulu prolonger le registre 50s en chaussant mes stilettos à noeud vernies, 10cms de talon aiguille (chaussures que l’on peut trouver dans les shows burlesques) et  moderniser la tenue en apportant la fameuse pochette bisou pour rester dans une symbolique désirante et affichée. Enfin, les gants noirs, pour le mystère. La révélation se fait graduellement, point trop n’en faut.

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Si je n’évoque jamais la coiffure, c’est car je ne maîtrise absolument pas cet art, et le passe sous silence pour ne pas le massacrer !

Pourquoi au château?

On pourrait tout légitimement se demander pourquoi ce photoshoot sur le thème si folichon et léger des 50s se déroule au château? La raison nous en échappe un peu, mais je crois dans le fond qu’il s’y trouve la théâtralité nécessaire pour évoquer l’aspect tout dramatique renforcé par les couleurs, les formes et les poses. Nous parlons d’un style enterré il y a des décennies, mais qui revit depuis plusieurs années, comme les vieilles pierres de ce château revivent lorsqu’on les habite à nouveau… Rien ne se démode réellement, à partir du moment où l’on fait un effort de réadadaptation, et oui, j’ose le dire, si on sait incarner les valeurs et les idées propres à un style et une ère. En tout cas, voici ma vision de la lady des 50s qui profite de son moment hebdomadaire de gloire, toute vêtue de rouge et de noir, pensant secrètement aux idôles glamour de ces messieurs, mais n’en retirant que la sassiness, non la trashiness, voilà le mot d’ordre. Une plaisante récréation. Une invitation à venir faire éclore les fruits et les fleurs du printemps…

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Création
Robe, Jupon et Bibi confectionnés par Daisy Cotton

Accessoires
Escarpins Glitterati
Pochette Lesara
Gants Restyle

Photos
Frédéric Gentilleau

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Flowery Dandy / Morphodécryptage

Pour ce look du jour, ma pièce-maîtresse était cette chemise assez printannière de Boohoo! Je ne savais pas trop comment l’associer, je pensais jupe mais rapidement j’avais l’impression de ressembler à une mémé, et puis large en haut, évasé en bas, ça le faisait pas du tout. Avec une jupe crayon carrément! Mais pour aujourd’hui, je m’en suis tenue au jean (le slim n’est pas vraiment la meilleure des coupes pour moi, mais je voulais que mes chaussettes soient apparentes!)

L’association derbies/chemise fleurie / blazer bien cintré bleu nuit en velours et le slim donne un côté dandy printannier à la tenue. Je voulais montrer mes petites chaussettes en lurex bleu assorties à la veste 🙂 Et puis j’avais envie de célébrer le retour du soleil, les jours qui s’allongent et en dépit du froid mordant, ce beau ciel bleu m’inspirait totalement.

Pour finir le look, un joli collier de chez Mango qui reprend les tons bleu et doré de la tenue (quelques détails seulement, restons légers!) et une bague insecte imposante.

Profitons-en pour faire un petit point morphologie! Je crois vraiment qu’avant toute chose, avant le choix mêmes des pièces et des couleurs qui vont bien au teint, c’est la coupe des vêtements qu’il faut prendre en considération number one. Prenons le cas de la morphologie « poire » : épaules étroites, petite poitrine et hanches généreuses. Pour moi, les pièces à privilégier sont celles qui vont structurer le haut : les vestes à petites épaulettes, les hauts brodés au niveau des épaules, les manches ballon et bouffantes. En bas : les jupes moulantes qui vont bien mettre en valeur la taille et la rondeur des hanches, les robes évasées en bas, et les jeans un peu flare. Les choses à proscrire : les petits shorts moulants déchirés, l’association haut cours et jean slim. Le jean slim peut convenir si le haut descend un peu plus bas que le postérieur. Mais je pense quand même que les jupes et robes conviennent mieux à ce type de morphologie pour mettre en avant tous les atouts féminins 🙂

Tenue : 

Chemise Boohoo
Blazer Newlook
Jean Asos
Derbies Cult Shoes
Chaussettes Calzedonia
Bague H&M
Collier Mango

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Starry night ou l’avènement de l’imprimé étoilé

J’aime donner des noms à mes tenues alors celle-ci s’appellera « Starry Night / Vibrant Dusk » pour évoquer le mariage du bleu nuit et du prune/fushia, deux couleurs qui pour moi fonctionnent bien ensemble.

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Pour ce look, je suis restée assez sage mais j’aime les coupes newlook et les jupes et robes évasées, donc je suis partie sur une association petit haut moulant et jupe tutu qui marque la taille. C’est une tenue absolument portable de jour !

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L’imprimé étoilé : du mysticisme à l’oubli

Il faut que je revienne sur l’imprimé étoile. Comme les imprimés animaux, les imprimés graphiques ou rayures, c’est un pattern que l’on retrouve beaucoup depuis quelques années. D’ailleurs à l’instar de beaucoup d’imprimés, il eut le vent en poupe dans les 70s, porté façon bohémienne mystique, et façon glam rock à la David Bowie. Puis j’ai comme l’impression que les 90s se sont passées de l’imprimé céleste. Je crois que les 70s ayant été témoin de cette vague New Age et mystique ont tout naturellement popularisé l’image de la femme-déesse, de la femme-initiatrice. Beaucoup de coupes de robes reprennent la coupe « déesse », façon toge, drapés luxuriants et grands pans de tissus souples flottant dans les airs, faisant de la silhouette une forme d’oiseau sauvage. Les 80s et les 90s ont plus été caractérisées selon moi par un retour à une forme de classicisme, les tailleurs pour femmes ont explosé, il y avait ce réel désir d’ « affirmer son statut ». Et cela passait beaucoup par la mise en avant de sa position sociale et la masculinisation des vêtements.


La résurrection des étoiles : du punk à la pop

Heureusement, les 2000s annoncent le retour triomphal de l’imprimé étoile ! Mais pas si glamour et cosmique que dans les 70s… Souvenez-vous des tenues de Hayley Williams ou d’Avril Lavigne… on arbore l’étoile multicolore sur fond noir, on mélange allègrement le noir avec le fushia! C’est l’avènement des baby punkettes,  des rockeuses girlie. Mais on reste dans des coupes lolita ou sportswear  (hoodie cosmique). Cette fois, c’est les filles (jeunes) qui ont envie d’exprimer leur côté « loud » et « gros dur », en assumant totalement des couleurs ultra genrées et pop mixés à du noir, des newrocks, des docs.

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La résurgence mystique 

Depuis 2015/16, l’étoile revient en force, mais beaucoup plus sous forme de clin d’oeil au mouvement gracile et éthéré des longues robes et capes mystiques des 70s. Saint Laurent a adopté la tendance,  McQueen aussi (je suis en pâmoison devant la superbe robe de magicienne que Nicole Kidman portait au gala du Met l’an dernier). Je pense vraiment que depuis 20 ans et plus particulièrement ces dix dernières années, dans le sillages des USA, on se laisse bercer par des mouvements dits alternatifs, et de plus en plus de symboles ésotériques issus du revival de certaines croyances sont totalement admis dans la culture populaire de la sape (la main de chiromancie, les symboles astrologiques…). Pour moi, cela émane ipso facto de notre refus d’un réel trop dur, de ces crises économiques, politiques mondiales dont on nous rebat sans cesse les oreilles. Il y a une réelle fuite en avant dans des univers beaucoup plus rêveurs, idéalistes et doux.

Réappropriation personnelle : de la nécessité de conserver quelques vieux vêtements

Je n’ai malheureusement pas le privilège d’avoir hérité d’une de ces vieilles robes de prêtresse mystique, mais par contre en 2006/2007 j’étais là et je m’habillais avec des étoiles! On ne sait jamais, ne jetez pas certaines pièces qui vous plaisent ; pour des raisons parfois étranges, vous pourriez toujours les réassocier quelques années plus tard avec de nouvelles pièces qui vous les feront re-découvrir ! Il y a 10 ans j’aimais bien les sweat-shirts étoile les tee-shirt en coton étoile (ce qui correspondait bien à mon état d’esprit « rebel kiddo »)… Même s’il n’y avait pas la classe et le raffinement de la nouvelle tendance (imprimé étoiles sur des tissus légers qui ondulent au vent et vous drapent d’un charme énigmatique), associés à d’autres pièces plus actuelles ou plus raffinées, on peut trouver une forme d’équilibre. La jupe de chez Boohoo reprend cette coupe année 50s qui s’arrête en-dessous du genou, et le velours très populaire actuellement permet d’étoffer mes frêles épaules (de baby) et de rééquilibrer un tant soit peu la silhouette.

Au niveau des accessoires, j’ai trouvé ce bracelet en bois dans la petite boutique de bijoux à Collioure, et cette bague sur ebay il y a longtemps. Apparemment ce serait une opale bleue. Je n’en suis pas très sûre, mais je suis tombée amoureuse du design de cette jolie bague.
Quant au livre… c’est un clin d’oeil à un grand projet en préparation 😀

Il y a aussi ce gros badge que j’adore avec cette image à la fois kitsh et très horror pulp pour faire un nouveau clin d’oeil aux 50s et à ses films d’horreur!

Tenue au complet

Tee-shirt : Pimkie ancien
Jupe : Boohoo
Bottines : Vanessa Wu
Blazer : Newlook
Ceinture : Amazon
Badge : petite boutique d’accessoires foufous à La Rochelle
Bracelet : petite boutique de jolis bijoux à Collioure
Bague : Ebay ancien
Pochette : Mango Italie
Collier : H&M

 

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Roman Photo Film Noir

Pour ce shooting un peu spécial avec Pierre, je crois que je n’ai pas envie d’analyser ou d’évoquer les références qui nous animaient, tant nous avons adoré nous prendre au jeu et que l’ambiance alors recréée dans ce petit roman photo fut enivrante et mystérieuse. J’espère que vous apprécierez notre travail et en particulier celui de Pierre qui a totalement assuré ! ❤

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Miami Art déco

Petite planche d’ambiance de toutes les perles art déco que j’aimerais voir une fois dans ma vie à Miami, à côté du mythique Ocean Drive…

Couleurs vives, courbes épurées, typographies superbes, néons, palmiers, océan azur et voitures des années 50… les ingrédients parfaits pour me faire rêver éveillée! Je crois que le retour aux USA s’impose avec un passage obligatoire à Miami!


Là où certains choix de couleurs sont un peu « dommage » c’est peut-être dans la surenchère des tons vifs en décalage avec les matériaux utilisés… Mais je sais aussi que c’est unique au monde, presque Barbie world… Donc ça mérite d’être vu et contemplé!

A ce propos, Philippe Latger a entrepris un énorme travail de recensement des bâtiments art déco dans ma ville natale : Perpignan. Et c’est vrai qu’à ce niveau on remarque énormément de points communs entre Perpignan et Miami, et j’aimerais saluer le travail impressionnant d’un passionné d’architecture!

 

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Like in a fairy tale

En ce moment, les températures négatives font tomber tout le monde malade, nous confinant dans nos chaumières avec nos états grippaux. Ne m’approchez pas! J’en profite pour arpenter les rues désertes et faire quelques photos dans ces paysages féeriques et éphémères!

J’aime la coupe 50s de ce long manteau allié au design vintage de la pochette recouverte de dentelles noires. Je crois que l’esthétique des 50s m’a toujours fascinée. Les coupes flatteuses, l’aura mystérieuse, un peu dramatique des femmes de l’époque… C’est inspirant!

A ce propos, je recommande d’aller explorer l’univers fou de Chicago Chic! Vous ne regretterez pas le détour!

Tenue

Je porte un manteau Hearts and Roses London acheté sur le site Belldandy
Des bottines Eram
Une pochette Menbur
Des gants Restyle

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Photographies

Pierre

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Couleurs de l’Andalousie

Une sélection de photos personnelles de Séville, Grenade et Tolède. J’ai adoré mon séjour il y a deux ans en Andalousie. C’était un rêve que je chérissais depuis très longtemps, étant totalement éprise de cette architecture riche de plusieurs influences mudéjar, islamique, nasride, art nouveau, baroque… J’ai eu un véritable coup de coeur pour les portes, les cours et les couleurs! Malheureusement, je n’avais pas un bel appareil photo avec moi, donc cela ne retransmet pas fidèlement la beauté que j’ai pu admirer lors de mon séjour.

Un mix de portes et de voûtes mémorables :


L’architecture islamique, l’art nasride : 

Séville et l’art nouveau : 

Bleu et blanc : 

Cours et verdures :

Salon de thé : 

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Je rêve de faire des fashionshoots dans ces lieux totalement sublimes et devant ces couleurs aussi intenses… ❤

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Visions of Fashion, Karl Lagerfeld

Cet été, je fus littéralement charmée par mon voyage en Italie. Et pour moi la surprise et le clou du séjour fut la visite du Palazzo Pitti et de l’exposition « Visions of Fashion » de Karl Lagerfeld. Cette expo fut un réel enchantement.

Tout d’abord, il y a cette grande salle blanche de style Renaissance, où flottent d’immenses photos de mannequins éclairées par un sublime lustre. Face à ces silhouettes longilignes qui se balancent au gré de la brise Lire la suite de « Visions of Fashion, Karl Lagerfeld »

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Soldier Freak [Street Style]

Pour l’intitulé de ce look, je n’arrivais pas à choisir entre l’évocation du petit soldat en bois et le performer de cirque au temps des Freaks (rappelons le, et Diane Arbus le disait si bien « Most people go through life dreading they’ll have a traumatic experience. Freaks were born with their trauma. They’ve already passed their test in life. They’re aristocrats. ») alors j’ai tout simplement choisi les deux! Lire la suite de « Soldier Freak [Street Style] »

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La journée parfaite à Florence

Ah Florence! Le fameux « musée à ciel ouvert » (ah ah l’expression qu’on retrouve dans tous les guides, sur tous les sites…) il n’empêche, hormis l’atroce répétitivité de l’expression que j’ai immédiatement envie de rénover, cette réputation n’est pas du tout usurpée! C’est assez dingue de vivre cela même. Je n’avais jamais vu une telle concentration d’art et de beauté où que ce soit!

Je vous mets en garde direct, une journée ne serait jamais nécessaire pour faire tout ce que vous souhaiteriez faire dans la ville, prenez minimum 3 jours. Mais lorsque j’y suis allée cet été, mes journées ressemblaient à peu près à ce que je vais décrire ici-bas. Il faut être prêt à braver la fatigue (et la chaleur!), mais il y a tant de choses à voir et à faire qu’on oublie vite son corps. Bref, partez légers comme l’air et remplissez-vous de magnificence et d’idées!

1. Une touche de luxe en arrivant

Pas loin de la gare se trouve la pharmacie de la Reine! Si vous arrivez par la gare, il faut absolument faire un détour par l’Officina di Santa Maria Novella. Il s’agit d’une sublime pharmacie / apothicaire où la reine d’angleterre vient régulièrement se fournir. L’entrée magistrale débouche sur des pièces sublimes, des vitrines qui laissent rêveur et un superbe petit salon de thé. N’hésitez pas à ramener un petit souvenir! Tout n’est absolument pas hors de prix.

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Nude tones

Aujourd’hui, je travaille sur trois couleurs principales pour le look : noir, aubergine et nude mais c’est vraiment sur le haut que je souhaite attirer l’attention car les bijoux dans leurs teintes opale, or rose, ou translucide s’accordent bien avec les tons nudes que j’ai adoptés pour le haut à dentelles.

J’adore le fini de ce top que je trouve absolument divin. Délicatement ajouré, il est absolument transparent et révélant… Il est essentiel de porter du nude en-dessous pour ne pas gâcher la vue de la dentelle! Lire la suite de « Nude tones »

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Dentelles noires

Pour ce look, j’ai choisi un style très gothique, aux tendances victoriennes. C’est vrai que je ne suis pas sortie de la bichromie mais je trouve que pour un style gothique/chic, ça fonctionne bien. Je pense qu’une de mes couleurs préférées est le bordeaux. Le velours bordeaux est si intense! Marié à la dentelle noire, je suis au paradis. Lire la suite de « Dentelles noires »

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Nuances de vert

Aujourd’hui j’avais envie de partager les couleurs ultra saturées des différents tons de vert dont j’étais parée et dont je suis tellement fan. Je pense panacher ce Blog de plusieurs « outfits of the day » pour varier les plaisirs. C’est vrai que j’aime passer du temps à écrire mes articles, à faire des recherches et surtout j’aime publier les superbes photos de mes proches ! Mais je crois que publier un look de temps à autres, avec simplement quelques photos de détails et couleurs peut aussi contenter un besoin esthétique compulsif. Un BEC quoi 😂

Mais je ne veux pas quitter des yeux le but premier de ce Blog qui est évidemment de fournir des articles qui « catch » et qui explorent les problématiques psycho/socio/littéraro/artistiques liées à la mode. J’ai encore plein d’idées et d’envies, certaines pas encore réalisées parce que je suis une brêle techniquement parlant et que je vais avoir besoin de sculpter un truc… mais deux séances photo assez « majeures » sont en projet et j’ai sous le coude deux très chouettes articles accompagnés de superbes photos à vous faire découvrir !

Bref j’ai dit que je ferais simple et court, foutez moi au coin j’arrête de babiller, voici les photos des Shades of Green :

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Evil Queen

Pour ce nouveau shooting, Sandrine, Jim et moi, les comparses perpignanais, avons investi le magnifique Hôtel Pams situé dans le vieux centre de Perpignan. Cet hôtel particulier datant de la fin du XIXème regorge de joyaux : le parc et ses statuts de divinités (Venus et Pan), le superbe escalier de marbre et d’onyx, et évidemment les peintures de Paul Gervais qui ornent les murs. C’est une petite pépite art nouveau, une pierre précieuse que trop peu de gens connaissent!

Nous avons profité du cadre sublime pour travailler sur différents thèmes qui nous sont apparus évidents de par le choix de nos tenues d’abord, et de par nos affinités et questionnements personnels. Sous l’égide de la déesse Vénus, nous avons exploré avec Sandrine différentes visions de la beauté. La beauté naturelle, la beauté quêtée, inlassablement poursuivie et maintenue, l’obsession voire même l’asservissement au beau, à travers l’instrument qui bâtit l’égo : le miroir. Lire la suite de « Evil Queen »

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La journée parfaite à Barcelone

Si vous avez l’occasion d’aller à Barcelone, premier conseil, passez-y au moins 3 jours pour admirer la ville, son architecture incroyable et profiter de tous les délices que vous rencontrerez le long du chemin! Mais si l’on devait imaginer une journée parfaite à Barcelone, voilà ce que j’y ferais, en 7 points! Lire la suite de « La journée parfaite à Barcelone »

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Collioure, berceau artistique

Inspiration pour Matisse, Picasso, Dali, Maillol ou encore Mucha et certaines théories fantasques et intéressantes (le clocher de Collioure serait hermaphrodite), Collioure est un puissant vivier esthétique et artistique.


Ce qui interpelle ici, ce sont les couleurs chatoyantes des maisons, des portes et des volets qui se mêlent harmonieusement au bleu de la mer allée avec le soleil, définition rimbaldienne de l’éternité. Il y a définitivement quelque chose de Lire la suite de « Collioure, berceau artistique »

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Diktat quotidien et délégation de pouvoir personnel : réquisitoire contre l’auto-esclavage

Pourquoi est-ce que je ne respecte jamais les horaires, les échéances, et autres consignes limitées par un impératif (tout subjectif) temporel et spatial?

Car pour moi, le temps n’existe pas, j’ai décidé de bannir les objets de diktat quotidien (comprendre = réveil), car le temps devrait être avant toute chose du désir converti en moments passionnants. Lire la suite de « Diktat quotidien et délégation de pouvoir personnel : réquisitoire contre l’auto-esclavage »

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L’Oeil et la Méduse

Le contexte

Pour cette séance photo (avec Frédéric Gentilleau) improvisée au Lieu Unique à Nantes à l’occasion de l’envoûtante exposition « Le Vide et la Lumière » de Evelina Domnitch et Dmitry Gelfand, j’ai eu envie de créer de nombreux parallèles artistiques et mode, qui j’espère, vous intrigueront et vous feront peut-être Lire la suite de « L’Oeil et la Méduse »

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MTP / MJ

Pour cet article, j’avais envie de rendre hommage à un de mes aliens préférés, Michael Jackson! Ces photos ont été prises cet été à la nouvelle mairie d’Antigone à Montpellier par mon amie Elsa. (cette nouvelle mairie est assez dingue, vertigineuse, pleine de lumière et permet les jeux optiques! j’adore!)

(je ne sais pas comment j’ai fait pour bondir aussi haut sur la première!)

Inspirations 

Ce look est vraiment simple, mais la pièce maîtresse, ce sont ici les chaussures! J’ai déniché ces derbies à Milan, ce sont des cult shoes, très résistantes et ultra originales. Lire la suite de « MTP / MJ »

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Le Contre-article Beauté avec 3 mois de retard

Bon déjà bronzer ça me fait chier. Faire du sport pour perdre du poids, me faire un fessier callipyge instagramable sur fond de voilier, j’ai la flemme.

Au delà de tout ça, -et je ne remets pas en cause la valeur de ces raisons- j’en ai marre que tous les étés on me lobotomise avec les squats, le bronzage, les crèmes contre le lard, le mou, les vergetures.

Qui est ce on? Oui, les magazines, oui les publicités.
Mais en fait, je les regarde quasi jamais. C’est plus mon feed instagram, facebook qui finit par me fatiguer. Pas les gens. Mais les photos de leurs activités. De leurs bouts de corps qui seraient potentiellement photographiables (cf les cuisses saucisses / les fesses abricot / les boobs et les bouches cerise). Je suis comme tout le monde, ça me fait rêver jusqu’à ce que ça me fasse sincèrement profondément chier. Pour plusieurs raisons. Lire la suite de « Le Contre-article Beauté avec 3 mois de retard »

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Devenir Fantôme

////(les textes sans auteur identifié proviennent de mes carnets personnels)

« There’s a ghost of a dream that you don’t even try to shake free off because you’re too in love with the way she haunts you. » Kamila Shamsie, Kartography

L’absence de l’être aimé : rêve de fusion, distanciation du regard

« Mais c’est mon unique aspiration, m’acheminer jusqu’à la boîte de Pandore que tu gardes comme un îlot de solitude, et boire toute l’eau qui nous sépare, divulguer nos secrets à la lune, faire d’Hécate notre maîtresse, nager dans les bras d’une mer oubliée vêtus de désirs, fumer le doux opium de ton âme ancienne, dormir au creux d’une épaisse canopée, communiquer par tirades sibyllines, nous observer à travers des toiles adamantines, y percer nos peurs ancestrales, faire pousser de nouveaux sens nés du partage absolu, et recréer un univers à partir de nos fusions lunaires. »

La rêverie débute toujours par une absence. Lire la suite de « Devenir Fantôme »

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Les Remparts Rouges

“Faire rêver les hommes est souvent le moyen le plus sûr de les tenir endormis – précisément parce que le rêve leur donne l’illusion d’être éveillés.” Gustave Thibon

Un lieu, une symbolique conformiste

Pour cette série de photos intitulée « Les Remparts Rouges » prise par Jim, je voulais trouver une belle maison du sud qui puisse avoir quelque chose d’hollywoodien dans le style (blanc, minimaliste, rappelant le désir conformiste du « white picket fence », symbole de réussite sociale aux USA). Ces photos ont été prises non loin des remparts de Perpignan, et pour moi les « Remparts Rouges » évoquent toute une symbolique très spéciale, faite de l’agrégat de plusieurs éléments esthétiques, cinématographiques et psychologiques.

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Le costume, un reflet des fantasmes
Lire la suite de « Les Remparts Rouges »

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Dangereuse Alliance

 

Anthropomorphon

A la lumière évanescente,
Je veux sur une tombe esquisser une envie indécente
Au crépuscule pourpre et sang,
M’enivrer des spectres dansants…

A l’ombre touffue,
Je veux être Lilith déchue
A la veillée écarlate,
Embrasser les doux yeux d’Hécate…

A l’orée d’un jardin de lune,
Je veux me parer des plus naturelles fortunes
A la lueur des étoiles dessinées,
De lierres, de roses, de lilas et de jasmin m’orner…

A l’aurore éclipsée,
Je veux ouïr les frêles étreintes des fées

A l’heure lycanthropique,
Que l’herbe de Circé pousse un ultime cri magique…

Au coeur de la nuit sauvage,
Je veux bleuir et m’éteindre au plus bel âge

A la chaleur d’un bois possédé,
Boire la sève éternelle des sorciers…unnamed (1)

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En 1996, le film « The Craft » (rebaptisé en français « Dangereuse Alliance ») réalisé par Andrew Fleming sort sur les écrans. Pour son 20ème anniversaire, nous nous sommes laissées tenter par un photoshoot Lire la suite de « Dangereuse Alliance »

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1990s

Ces photos ont été prises au château de Bressuire et près d’un chemin empli de digitales, plante toxique et magique par excellence, avoisinant les 2m de haut. Perdues au milieu des décombres urbains et naturels, nous avons improvisé une séance photo centrée autour d’éléments très simples :

– le portrait
– le noir et blanc
– les 90s
– l’urbex (urban exploration)

Rapide tour des basiques des 90s :

– le tie and dye (ici complètement monochrome)
– les doc martens Lire la suite de « 1990s »

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Le Château d’Oiron

S’il y a un endroit, et un seul endroit que je recommande en Deux-Sèvres c’est cet incroyable et insolite château. Situé à Oiron, village proche de Thouars, ce château du XVIè siècle abrite d’incroyables installations d’art contemporain jouxtant des trésors de faste.

C’est un cabinet de curiosités à lui seul, proposant des œuvres hybrides, étranges, des animaux imaginaires, si réalistes qu’en les voyant on recrée leur histoire comme s’ils avaient toujours été parmi nous ! (Les Misfits de Thomas Grünfeld)

Mais c’est aussi un magnifique écrin où l’art contemporain est roi ! Lire la suite de « Le Château d’Oiron »

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Masculin / Féminin, un approfondissement

Le style Masculin / Féminin est une énigme. Il a tantôt provoqué, tantôt été admiré. Le pantalon issu du dress code masculin, a suscité de nombreuses réactions lorsque réapproprié par la gent féminine. Pratique, élégant, synonyme de pouvoir… Combiné au blazer ou encore à la chemise blanche, il fait partie de l’ensemble « powersuit », ensemble destiné à renverser le pouvoir et à l’injecter via la tenue notamment mis en exergue chez les working girls. Je dresse ici une brève rétrospective des noms marquants liés à l’émergence du style masculin adopté par les femmes, et des contextes et codes qu’il sous-tendait.

A l’origine : guerres et ascension de Coco Chanel

Dés la première guerre mondiale, les femmes ont été réquisitionnées en tant que nouvelle main d’oeuvre. Il fallait des tenues pratiques, des tenues d’hommes. Le pantalon adopté par les femmes est apparu à ce moment là, mais n’a réellement été démocratisé que quelques années plus tard avec Coco Chanel. Cette avant-gardiste du style piochait allègrement dans les armoires de ses amants, Lire la suite de « Masculin / Féminin, un approfondissement »

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Masculin / Féminin

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« Pour une femme, le smoking est un vêtement indispensable avec lequel elle se sentira continuellement à la mode car c’est un vêtement de style et non un vêtement de mode »
Yves Saint Laurent  

Rien que des basiques

Pour réussir un look masculin / féminin, il faut se munir de basiques. Du monochrome. Du pantalon de tailleur. Des escarpins. De la chemise blanche.

Tout l’effet désiré du chic androgyne réside dans le décalage des styles et dans le contraste monochromatique.

Personnellement, je trouve qu’un crop top en dentelle allié à un pantalon de tailleur a quelque chose d’immensément féminin, Lire la suite de « Masculin / Féminin »

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Perpignan, Ville Art Déco / Romane / Régionaliste

A l’occasion de ce shooting, nous avons été inspirés par le superbe patrimoine architectural de Perpignan. Jim et moi sommes tous les deux originaires du 66, et re-découvrons maintenant à l’âge adulte, les superbes maisons et hôtels particuliers de la ville. Il n’y a rien de « tape à l’oeil » ici, aucune réelle cohérence, mais c’est ce qui rend la découverte de pépites encore plus excitante ! La maison devant laquelle nous avons pris ces photos est située avenue de la gare et n’est pas sans rappeler plusieurs influences : à la fois art déco aux formes épurées, art roman avec ses baies et ses balcons de brique rouge, et typiquement sudiste, avec ce côté légèrement hacienda bordée de palmiers. On sait aussi que l’utilisation de la brique et de la tuile est ici typiquement régionaliste et fait partie d’un imaginaire méditerranéen.

La tenue associée à la superbe villa Paynard est celle de la robe foulard, aux teintes noires, rouges, beiges, à motifs. Je souhaitais rester dans l’esprit hispanisant, Lire la suite de « Perpignan, Ville Art Déco / Romane / Régionaliste »

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Rêverie Solitaire

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« Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d’être habité »
Jean-Jacques Rousseau, La Nouvelle Héloïse

J’ai toujours rêvé avec intensité et pendant de nombreuses années, je ne vivais pas, je rêvais.

Comment passer du statut de l’introvertie qui rêve en secret à la naïade qui se prélasse près de l’ondée, attire les satyres par son chant esseulé et fait de sa nature une force?

Pour cette photo près d’un petit étang où Jim me transforme en naïade ou encore en lymnade (nymphe des lacs), plusieurs idées me sont venues en tête. Tout d’abord, il s’agissait de représenter très naturellement les rêveries de la promeneuse solitaire, celle qui se recueille près d’un petit lac d’hiver pour s’abîmer dans ses pensées, fuir l’urbanisme, la modernité, et les rapports sociaux. Le paysage reflète ses pensées, et dans la nature elle trouve le chemin vers son propre plaisir. Lire la suite de « Rêverie Solitaire »

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Senteurs d’Orient

Deux choses me transportent intensément dans la vie : le parfum envoûtant d’un mystérieux inconnu et la contemplation d’un ciel en feu.

Pour moi ces deux expériences sont assez proches sensoriellement, elles revêtent toutes deux cette qualité exceptionnelle, quasi-miraculeuse. Cet instant est si précieux, si fugace, notamment car le souvenir ne sait jamais parfaitement le raviver, et de fait il l’embellit comme pour revivre l’instant de grâce.

Les sens déglingués, les sens hypertrophiés : un accès direct à l’imaginaire

Mes sens sont comme hypertrophiés, je n’ai pas vraiment une vision, une ouïe ou un goût particulièrement affutés, j’ai plutôt tendance à laisser ce genre de choses évoluer naturellement sans trop essayer d’intervenir, mais plutôt d’observer les évolutions diverses et de créer à partir de ces « défauts ». Lire la suite de « Senteurs d’Orient »

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From Misfit to Fatale

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“Si la littérature n’est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu’on s’en occupe.”
Julien Gracq 

De l’antiquité jusqu’à American Horror Story, les misfits, les exclus, les rejets de la société ont toujours été représentés. Qu’il s’agisse de Lilith, de Médée, de Médusa dans la Bible ou la mythologie, ces personnages couvaient un secret, ne pouvaient entrer dans le moule et refusèrent d’être inféodés aux hommes. Mais aujourd’hui ces personnages si controversés sont devenus de véritables antihéroïnes admirées et adulées par le plus grand nombre.

Tim Burton a consacré son œuvre aux outcasts, représentant sans cesse leur différence par l’utilisation d’un locus précis (le Château gothique d’Edward aux mains d’argent surplombant la ville bariolée de Suburbia), d’outils de contraste (couleurs vives versus noir), de tropes et d’archétypes (la demoiselle en détresse, la tentatrice, le savant fou…) qui ont réellement contribué à glorifier la « différence » en devenant un référent populaire aimé par les masses. Autre exemple de l’évolution très positive du Misfit : American Horror Story encense les exclus dans chacune de ses saisons un peu plus (Freak Show incarnant une forme d’apogée laudative du rebut de la société), on assiste vraisemblablement à la démocratisation des icônes marginalisées, en passant par la production de masse d’objets ou de vêtements qui il y a 30 ans symbolisaient un réel choix politique, une marginalisation qui à présent est devenue ‘mainstream’ !

La Femme Fatale, l’icône du misfit

Si l’on croise l’archétype du Misfit avec celui de la Femme Fatale, on peut trouver de nombreuses ressemblances. La Femme Fatale pourrait être une sirène, une vampiresse, une veuve noire, une fée… Elle est mue par des motifs qui lui sont propres, qu’elle ne révélera sous aucun prétexte. Elle attire les proies dans sa toile d’ araignée venimeuse et enchaîne les victimes, étant elle-même victime de son insatiabilité. Lire la suite de « From Misfit to Fatale »

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A propos

Avez-vous déjà vu les souterrains du glamour ? Exploré les catacombes de l’élégance ?

Déchirez le tissu qui recouvre pudiquement les corps qui voyagent entre les époques, les styles et les idées. Plongez vous dans l’Envers des Corps.

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Notre blog est né de l’alliance de trois sensibilités complémentaires : l’une photographique, journalistique et architecturale de Jim Lefeuvre, l’autre plus graphique, design, et d’inspiration vintage de Pierre, puis la mienne puisée dans la littérature, la peinture, et bien sûr la mode. Nous sommes tous les trois connectés d’un point de vue artistique et visuel et avons voulu transmettre le fruit de nos réflexions communes. L’idée du blog est partie d’une discussion au bar avec Jim. On voulait travailler ensemble sur un projet libre et créatif. On venait tout juste de faire nos premières photos Misfit/Fatale pour le fun et on s’est dit : « pourquoi ne pas renouveler plus souvent le fun ? »

Plusieurs tapas et bières plus tard, les idées fusaient et mon carnet était déjà noirci et constellé de références délirantes. On voulait parler de mode, d’inspirations littéraires, artistiques, en faisant de très belles photos dans des lieux marquants qui portent à eux seuls le message qu’on s’évertuerait à transmettre à travers les poses et les tenues. On voulait vivre la théorie de la réalité interne de Steinbeck à fond : le paysage externe représente notre paysage interne, d’où l’importance d’une belle photo. Mais ce n’est pas tout. On ne veut pas faire d’exposé, de catalogue des styles et des époques. On a sincèrement envie de mordre dans le lard des représentations. De déconstruire la vision papier glacée des époques qu’on admire, de montrer les paillettes et la colle dégoulinante derrière. Nous nous attaquons aux archétypes ancrés dans la mode et la littérature, aux courants de pensée dominants et aux failles de chaque archétype, aussi glorieux et magique soit-il. On veut voir des corps oui, mais aussi l’envers des corps.