Summertime Sadness

Kiss me hard before you go
Summertime sadness
I just wanted you to know
That, baby, you’re the best

Aujourd’hui, ce ne sont pas des photos que je vais partager avec vous, mais un mini clip réalisé cet été avec Jim Lefeuvre (Summertime sadness).

Avec la fin de l’été vient inéluctablement la nostalgie pour ce qui fut et s’envole désormais à l’abord de l’équinoxe. Même si votre été fut passable, maussade ou particulièrement oisif, la nostalgie romantique s’installe invariablement. Elle touche à tout cet attirail d’images léchées et chatoyantes que nous nous trimballons depuis l’enfance : les étés rayonnants, des moments heureux, en somme, l’ataraxie rêvée. L’été sera pour toujours lié à l’enfance et son unité si ronde et parfaite, à cette immaculée absence de troubles, absence de préoccupation pour le lendemain. L’enfant qui vit heureux est comme béni du don de l’oblivion. Tout ce qui ne concerne pas le jeu est automatiquement évité ou oublié. J’aimerais comme tout un chacun vivre ma vie d’adulte avec cette constante omission volontaire (devenant involontaire car systématique) du trouble, et demeurer bercée par la douce mélopée des souvenirs effleurant ma conscience et m’enveloppant dans une cotonneuse nacelle.

C’est ce que le souvenir idéalisé de l’été méridional convoque en moi. Cette salve d’images démarrant de 1990 à 2000 (au-delà de 13 ans il ne semblait plus n’y avoir d’enfance digne de ce nom!), empreintes de vagues céruléennes et de soleil pourpre.

Face à l’immanquable constat de la perte, on ne peut que s’évertuer à re-créer cette idylle passagère entre l’univers et nous… le temps de ces étés édéniques.

L’histoire de ce clip est quelque peu différente de cette mélancolie cyclique, et je vous laisserai le découvrir. Mais ce qui m’intéresse ici ce sont les vibes que l’on retrouve dans n’importe quelle ôde ou blues à la summertime sadness. Cette lenteur, cette apesanteur destinée à imprégner le corps et l’esprit de chaque dernier mouvement, chaque dernier frisson face au couchant, face à la grande bleue, est là dans chaque geste, comme si elle contenait en elle le pouvoir d’enregistrer à tout jamais la préciosité de cet instant.

On retrouve ces ambiances dans les clips surannés de Lana del Rey, dans les interludes feutrés et rythmés à coup de lumières crépusculaires ou fluorescentes de David Lynch, dans la fascination pour ces lieux où seul l’été règne en maître, où seul le rêve vit, où la réalité s’estompe peu à peu, à mi-chemin entre cauchemar et oubli…

Summertime sadness par Jim.

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I got my red dress on tonight
Dancing in the dark in the pale moonlight

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Oh, my God, I feel it in the air
Telephone wires above are sizzling like a snare
Honey, I’m on fire, I feel it everywhere
Nothing scares me anymore

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Think I’ll miss you forever
Like the stars miss the sun in the morning sky

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Lilith

Lilith veut bien signifier le désir de transcendance, ne plus rester dans un monde où la morale ne suffit plus, car tout est dualité, seule l’unicité de l’être est importante. Lilith le sait. Elle sait que tout n’est que projections, que le monde se façonne par nos projections. Elle sait que le seul moyen de sortir de ce monde est de s’isoler.
La Lune Noire, Lilith, est une femme parce qu’elle représente l’archétype peut-être le plus important : le mystère de la vie. La femme enfante. C’est au pourquoi de la vie qu’elle tente de répondre. Lilith cherche et ne veut pas être déroutée dans sa recherche. L’hyperlucidité, le refus, le désir ou plutôt la sublimation du désir sont à la base de sa recherche. Elle cherche à comprendre quelle est la place de l’homme dans sa vie. Non pas parce qu’elle ne veut pas de relation, mais elle veut quelqu’un à son niveau.
Lilith, c’est l’Animus/Anima, notre double inconscient, notre complément féminin/masculin. Lilith, c’est l’ombre, ce doute inavouable qui règne dans l’inconscient personnel et qui tente de tout transformer, de tout sublimer.
Lilith est femme à cause de la question primordiale qu’elle se pose. L’ombre agit ici à fond, refusant de refouler n’importe quoi, mais elle agit trop souvent à l’inverse, de manière à ce que tout soit refoulé dans notre inconscient.
Elle refuse toute forme de carcan. Si l’homme (Adam) s’est caché derrière Dieu, Lilith refuse cette lâcheté, car elle réclame la vie pour la vie et non la vie avec plein de compromis.

Le Retour de Lilith – La Lune Noire, Joëlle de Gravelaine

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Un pouvoir à double tranchant

Pour cette série de photos, je me suis totalement inspirée du personnage mythologique que je trouve le plus mystérieux et le plus inspirant de tous : Lilith. Supposée être la première femme d’Adam par la Kabbale, elle se barre du paradis parce qu’elle en a marre de toujours devoir se mettre en-dessous quand Adam et elle passent aux travaux pratiques… Suite à ça, elle se retrouve à enfanter d’une centaine d’enfants morts-nés et de démons par jour (petite punition divine au passage). Dégoûtée, elle s’amuse à aller faire avorter les femmes dans leur sommeil. Lilith est une figure géniale de la dualité, de la contradiction diffuse intimement liée à la question de la Féminité. La femme donne la vie, mais a aussi le pouvoir de l’ôter. Si le symbole qui l’accompagne est toujours celui d’une lune noire, c’est qu’elle souhaite voir au-delà des apparences comme le dit si bien Joëlle de Gravelaine. Il y a une Lilith qui sommeille en chacune de nous, c’est indéniable, notre face cachée… Lilith, c’est autant la femme primale et son désir puissant, que la femme qui s’interroge et souhaite transcender ce même désir.

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Le désir du transcendant

Au travers de cette série de photos, nous avons voulu communiquer ce statut ambigu de la femme lilithienne qui essaye de soulever le voile rubicond des désirs, et de comprendre de quoi ces derniers sont faits, quelles en sont leurs racines. Elle erre dans un cimetière, lieu par excellence du trépas physique mais aussi symbolique. Tout comme le diable (dont elle serait la fille?), Lilith se situe à l’intersectionnalité des pôles : désir et lucidité, amour et mort, attraction et répulsion, fusion et séparation. La mort est donc de nature métaphorique, Lilith exprime ce désir de transformation, de renouveau.

La fumée indigo représente pour moi cet accés à la conscience, cet affinement psychique auquel Lilith aspire malgré son rapport si complexe aux autres, à ce désir de séduire, mais aussi de rester intègre, une, totale.

Lieu
Cimetière de Bressuire, Deux Sèvres

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Tenue
Body, Missguided
Sandales, Mango -> chaussures proches du modèle : Steve Madden
Voile rouge, Amazon

Inspiration

Résultat de recherche d'images pour "le retour de lilith"  Résultat de recherche d'images pour "carine roitfeld cimetiere" Photo : Carine Roitfeld

Photos
Pierre

Girls’ Night Out

Let’s be trendy socialites, just for tonight!

Quelques photos de nos écarts alcooliques (mais classes!) dans un lieu chaleureux et convivial en la charmante compagnie de Jim (photographe, vidéaste officiel du Sud et co-créateur de Humans of Perpignan!) et Elsa, amie multi-talents qui possède plusieurs cordes à son arc : tapissière professionnelle (ses créations ici), créatrice de bijoux et vêtements (voir ici!), et décoratrice merchandiser multilingue (Elsa parle couramment français, anglais, norvégien mais aussi un peu de portugais, allemand et chinois ainsi que quelques autres langues scandinaves !)

girls cocktails gondolys

Quoi de mieux qu’un spritz pour une véritable girls night out (+ boy!)?

spritz afternoon cocktails girls night out

girls night out cheers

Le lieu

Pour le dernier soir dans le sud, nous nous sommes rendus à Canet plage sur une paillote d’été absolument charmante, le Gondolys! Ce joli restaurant arbore une déco fraîche et pop, avec ça et là entre les palmiers, des bouées aux couleurs acidulées pour délimiter les espaces! Superbe idée! Sans parler du fait que les tables faites à base de palettes soient organisées sous forme de petits ilôts accollés les uns aux autres, conférant ainsi une réelle intimité à chaque coin repas. Lorsque le soleil se couche sur la plage et que l’horizon de la mer se fond dans le bleu de la nuit, de petites lanternes brillent et scintillent alors, créant une ambiance tamisée et intimiste.

funfair red purse

funfair satin top claire
Où trouver la tenue de Claire?

Top en satin, Mango / Modèle proche chez Missguided
Short, Asos
Veste drapée, Missguided
Sandales, Asos (Dune)

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Où trouver la tenue d’Elsa?

Combishort, Jennyfer
Sandales, H&M / Modèle proche chez Kiwwi

fun fair double elsa

fun fair sitting on the bench
Photos
Jim Lefeuvre

Angelina, rue de Rivoli

Il est rare pour moi de faire des articles « découverte », mais je sens que cette année sera placée sous le signe de l’exploration parisienne et de ses méandres. Il est bien probable qu’en plus des articles de fond, je vagabonde de manière plus distraite de lumière en lumière pour ramener ici quelques perles.

La première perle est un salon de thé situé rue de Rivoli appelé « Angelina ». Sa décoration soignée de style belle époque nous ramène au début du XXème siècle, où j’imagine de fins esthètes lettrés y élire domicile le temps d’un thé pour s’adonner à leur rituel hebdomadaire. Les murs sont ornés de fresques, de moulures, de dorures et de colonnes corinthiennes mêlant l’art nouveau au classicisme. Majestueux et sublime, ce bâtiment peut s’enorgueillir d’une situation géographique idéale : depuis l’étage, la vue donne sur le jardin des tuileries.
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N’avez-vous pas envie de vous prélasser là au milieu du faste et de luxe?

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J’ai adoré la présentation des pâtisseries dans l’élégant service en porcelaine délicatement posé sur la surface marmoréenne. Seul hic : je ne suis pas très « sucré », et j’ai trouvé les gâteaux légèrement trop sucrés, bien que la texture et la croustillance étaient à mon goût parfaits!

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Même les toilettes étaient sublimes! Des dorures et d’immenses miroirs partout! Bathroom goals, right?
Natacha et moi n’avons pas pu résister à une séance improvisée, faisant fi de la présence de deux ravissantes poubelles sur les clichés (je vous avais dit, tout y est beau!)

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A cette occasion, je porte une robe rouge/vermillon de chez H&M d’il y a quelques années, légère et froufroutée, qui apporte tout de suite un xfactor à l’ensemble de la tenue tant la couleur chatoyante éblouit, et tant les froufrous froufroutent!

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C’est superbe, mais il faut compter environ 15€ le goûter entre la boisson et la petite pâtisserie.

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Se promener rue de Rivoli, c’est aussi l’occasion d’aller déambuler dans le jardin des tuileries, et de se délecter d’une vue alliciante, surtout à l’approche du crépuscule teintant le ciel de touches pourpres, incandescentes et or. Enfin, lorsque l’astre de la nuit fait son apparition dans ce formidable tableau, la tour Eiffel prend alors feu, tout comme le reste de la ville, irradiée par les illuminations nocturnales.

Ca peut paraître cliché, mais c’est sincèrement beau et magique!

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Tenue

Robe, H&M
Sandales, Newlook
Sac, Mango

Rooftop à Perpignan (de l’importance de cultiver ses racines)

Le propos de cette séance est très simple :
– une fille
– une boisson colorée
– un rooftop
– des fringues pop
Et le tour est joué!

La tenue

Il y a un côté très 1900, très Deauville, très patriotique aussi, sans parler de l’effet Lolita dans ma tenue. C’est vrai que j’aurais pu me la jouer beaucoup plus catalane dans ma ville natale en arborant les couleurs sang et or. Mais un jour j’ai retrouvé ces vieilles cartes postales de Perpignan datant du début du XXème siècle, et j’ai toujours fantasmé sur ce à quoi pouvait ressembler ma ville plusieurs décades en arrière. Mon père me racontait qu’il prenait le tramway pour se rendre sur la côte le dimanche dans les années 40 et 50. J’aurais aimé connaître cette période! Inconsciemment, je dois avoir très envie de recréer cette atmosphère début et milieu du 20ème, les femmes vêtues de robes cintrées à la taille, évasées en bas, pour aller cueillir les premiers embruns, doucement caressées par les rayons puissants du soleil radoucis par le marin ou par une tramontane naissante (généralement peu douce et clémente! le vent est un dieu dans le sud, et il souffle sans retenue aucune!)

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Le lieu

C’était la première fois que je testais le rooftop des Galeries Lafayette de Perpignan, et la vue est juste parfaite! Cela faisait 32 ans que la terrasse était fermée! Ce genre de lieu mérite le détour tant la vue est belle et colorée.

Perpignan est une ville intéressante architecturalement, car totalement diversifiée. On peut y trouver de l’académique, de l’art nouveau, mêlés à de l’architecture typiquement régionale, constituée de matériaux locaux tels que le marbre rose de Villefranche ou les tuiles et galets.

Le Castillet, grand monument de briques rouges qui s’élève face à nous, date du XIVè siècle et arbore un style mauresque. C’était une ancienne prison qui a aussi servi de porte avec pont-levis, pour parer à toute attaque septentrionnale!

Le retour aux racines

Ma ville est pour moi peuplée de fantômes. De gentils fantômes. Lorsque j’arpente ses rues, je me remémore ce que chaque lieu évoque à ma mémoire ou à mon imagination s’échinant à reconstruire des morceaux épars du passé qui flottent comme des réminiscences dans mon esprit. Des bribes de conversation, des anecdotes, des passages lus dans des livres… tout cela contribue potentiellement à alimenter le lien sentimental que je développe de plus en plus avec mes racines. Je ne sais plus si j’ai vécu certains moments ou si je les ai rêvés. Mais tous sont teintés de cette douce nostalgie. Il y a notamment deux rêves que je faisais régulièrement entre 5 et 20 ans, deux rêves hautement symboliques je pense, tous deux connectés à deux endroits qui me sont chers. Je suis convaincue que ce sont nos rêves, nos désirs non aboutis et nos frustrations qui plus tard, nous permettent de re-créer un lien d’autant plus fort avec nos racines. Ce que l’on a perdu est comme un trésor que l’on s’évertue à reconquérir tout au long de notre vie adulte. J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait deux grandes tendances ici :

– le plaisir voire la complaisance à la sédentarité
– le désir impérieux de se barrer

castillet lolita

Ces tendances sont pour moi extrêmement marquées tant le nombre de jeunes faisant construire des maisons dans leur village d’enfance est énorme, tant la qualité de vie et l’immense beauté des paysages expliquent le dévouement qu’on manifeste eu égard à ses racines ici. Mais il existe aussi ici une forme de complaisance dans ce genre d’attitude, une forme de contemplation de la stase, de désir que rien ne change, que tout reste figé dans cette douce quiétude. Et j’ai toujours été d’une nature très vive et impatiente. Je ne supporte pas l’immobilisme. J’ai besoin de changer régulièrement de lieu de vie, de cotoyer d’autres mentalités, pas seulement de voyager de manière ponctuelle. Je ne me sens jamais autant à la maison que lorsque je suis loin. La maison est cette chose sentimentale, chérie par le manque, le souvenir, reconstruite par l’imaginaire. C’est pour moi aussi important que tous les attraits dont je profite dans ma région lorsque j’y reviens.

Rien ne me plaît autant que ces balades solitaires dans le vieux centre-ville, ses ruelles au charme désuet baignées de cette si belle lumière vespérale, les cris et les rires du quartier St Jacques, les odeurs de la rue de la poissonerie, le palais des Rois de Majorque qui s’élève, majestueux, lorsqu’on se croit perdu dans le dédale des rues. Rien ne me plaît autant que les palmiers, les terrasses de toit, et les surprises au gré du chemin. Penser s’être éloigné de l’animation et tomber sur la place du figuier! Y savourer une sangria. Continuer la déambulation, passer du rouge à l’orange au jaune, aux volets bleus, aux volets verts, et aux vieilles façades expressives qui semblent vouloir nous raconter leurs histoires. Rien ne me plaît autant que de tomber au hasard sur une rue qui m’évoque un souvenir oublié, déterré, ressuscité, penser y avoir vécu quelque chose de significatif ou même d’anecdotique, me ressaisir, et réinventer le cours des choses. Me plaire autant à voir la rue qu’à la faire revivre dans mes songes.

Et vous, quels rapports entretenez-vous avec vos racines?

Où trouver la tenue?

Robe, Vila / Modèle proche chez Oasap
Blazer, Newlook / Modèle proche chez Modcloth
Sandales, Mango / Modèle proche chez Schutz ou Nine West
Ceinture, Lesara
Lunettes, Yooske

Photos

Jim Lefeuvre
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Lucy Westenra, ou la nébuleuse vampirique

11_LUCY_bnw“And then as we looked the white figure moved forwards again. It was now near enough for us to see clearly, and the moonlight still held. My own heart grew cold as ice, and I could hear the gasp of Arthur, as we recognized the features of Lucy Westenra. Lucy Westenra, but yet how changed. The sweetness was turned to adamantine, heartless cruelty, and the purity to voluptuous wantonness.”

Dracula,
Bram Stoker about Lucy Westenra

Le deuil de la pureté

Pour ce photoshoot, je voulais incarner la fiancée morte : jadis pure, à l’âme pour toujours souillée. C’est la figure que l’on retrouve chez le personnage de Lucy Westenra dans Dracula. La fiancée se réveille après une mort soudaine et prématurée (dérobée à sa jeunesse et à ses préoccupations frivoles par Dracula himself). Devenue une forme d’entité vampirique, elle flotte dans une enfourchure symbolique, Lire la suite de « Lucy Westenra, ou la nébuleuse vampirique »

Alternative School Girl : « I’m from the Ivy League »

Ici commence ma série de shootings en hommage à la ville qui m’a accueillie ces 5 dernières années. Mise à part ma ville de naissance, je ne suis jamais restée aussi longtemps où que ce soit. J’avais constamment une aventure à aller poursuivre ailleurs. J’ai toujours été une fervente citadine, toujours à vagabonder de jour comme de nuit, à m’enfoncer dans les caves, les bars et à rechercher l’insolite et l’inédit, souvent né de la friction avec l’inconnu, l’étrange et l’inhabituel. Lire la suite de « Alternative School Girl : « I’m from the Ivy League » »

Au croisement des éléments

A l’occasion des vacances s’approchant à grand pas et par grand besoin de décompresser pour certains, nous sommes partis une journée à Noirmoutier entre amis. Au-delà de la torride torpeur qui nous fit explorer avec d’autant plus d’ardeur la fraîche vasteté océanique pour ne faire qu’un avec TOUS les éléments, nous avons pu vadrouiller comme des touristos et expérimenter la marée montante. Un paysage et des sensations uniques (bien que moins épiques que ce que l’on peut se représenter puisque nous ne nous sommes pas frottés à la possibilité de se laisser emporter comme des méduses échouées). Lire la suite de « Au croisement des éléments »

L’image de la femme dans la culture POP

En 10 ans la notion de « Pop Feminism » a totalement été démocratisée dans le monde de la musique. Le corps de la femme a été grandement exploité dans les clips musicaux. Je ne dirais pas révélé, car les années 80 ont fait tout le boulot de ce côté là… Mais depuis moins d’une dizaine d’années règnent plusieurs courants divergents au sein même de la culture pop : d’un côté le corps de la femme est prostitué, totalement objectifié, et souvent auto-objectifié, d’un autre, on revendique un vrai pouvoir à travers l’étalage de ses atouts corporels. Au coeur même de cette ambivalence est né le concept de Lire la suite de « L’image de la femme dans la culture POP »

Pink Zebra

I want that red velvet
I want that sugar sweet 

Aujourd’hui c’est un look pop et pétillant que j’arbore. J’ai voulu mixer deux teintes proches : du rose et du rouge en essayant de ne pas trop me la jouer binaire non plus (accessoires dorés, cuivrés et bleus). J’ai ressuscité une vieille robe achetée il y a de nombreuses années à H&M sur laquelle j’avais totalement craquée pour sa couleur et son motif original. J’ai de même chaussé mes escarpins rouges chéris avec lesquels je peux marcher plusieurs kilomètres dans la ville! Lire la suite de « Pink Zebra »