La célébration de la marginalité dans la photographie

C’est un sujet totalement passionnant, puisque les photographies sont des témoignages d’époques que nous n’avons pas connues, mais dans lesquelles nous pouvons totalement nous immerger. Tout d’abord, qu’est-ce que la marginalité et la marginalisation?

Etymologie : de marginal, venant de marge, venant du latin margo, bord, bordure…

Marginal

L’adjectif « marginal » qualifie ce qui est en marge d’un texte, ce qui n’est pas essentiel ou pas important quelqu’un qui vit en marge de la société.

Marginalisation

La marginalisation est le fait de rendre marginal, de se marginaliser ou d’être marginalisé.

En sociologie, la marginalisation est le fait, pour un individu ou un groupe d’individus, de s’écarter de la norme de la société, de s’en exclure ou d’en être exclu avec une rupture, parfois brutale des liens sociaux. Le terme est d’un usage récent (seconde moitié du XXe siècle).
Ex : la marginalisation des sans-logis.

La marginalisation sociale peut être choisie par un individu désireux de vivre en marge de la société, de manifester le refus d’un mode de vie, de protester contre certains travers de la société. Mais, souvent elle est subie, comme la conséquence d’une ségrégation, d’une stigmatisation, d’une exclusion sociale, d’anomie, d’une désocialisation, d’un handicap, d’un comportement à risque, d’une déviance Lire la suite de « La célébration de la marginalité dans la photographie »

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Blogs mode : l’art du storytelling

De nos jours, nous croulons sous la pluralité de blogs, de comptes instagram, tumblr, des millions de photos circulent quotidiennement sur les réseaux sociaux… Mais parmi ces clichés partagés en abondance, combien vont réellement nous marquer, nous toucher, voire nous bouleverser émotionnellement?

Le gros challenge des bloggeurs actuels est de rendre vivante, animée, impactante leur photo. Il existe pléthore de blogs insipides, des photos tout simplement chiantes à regarder. Encéphalogramme plat. Pas de soupçon de palpitation.

Alors comment rendre son image excitante? Il faut raconter une histoire. Il faut qu’elle possède un impact émotionnel. Qu’elle livre quelques pistes d’interprétation, qu’elle emmène en voyage, qu’elle révèle votre personnalité. C’est tout l’art du storytelling. Lire la suite de « Blogs mode : l’art du storytelling »

« I love Dick » ou comment trouver sa voie/x

« I Love Dick » décrit l’évolution d’un mariage, l’éveil d’un artiste et la déification d’un écrivain nommé Dick (Kevin Bacon, « The Following »). En adaptant le roman culte de Chris Kraus, Jill Soloway (« Transparent ») s’empare de la question du désir et du regard dans une oeuvre résolument mordante et féministe.

Photo Griffin Dunne, Kathryn Hahn

Le sypnosis

Chris est une cinéaste quarantenaire un peu en galère. Son dernier court-métrage ne sera pas diffusé, elle tente de percer dans l’art, mais c’est surtout aux côtés de son mari, Sylvère, qu’elle survit. Chercheur spécialisé dans l’esthétique du trauma, homme charismatique et plus âgé que Chris, elle vit un peu dans son ombre. Pourtant, lorsqu’un collectif d’artistes l’invite à Marfa dans le Texas, petite ville paumée mi-bobo mi-destroyed, elle décide de suivre son mari. Problème, elle est considérée comme « une distraction » et a un besoin existentiel de trouver sa voix, de la faire entendre, pour ne pas juste être une desperate housewife de plus. Lire la suite de « « I love Dick » ou comment trouver sa voie/x »

Museum d’histoire naturelle : GO WILD OR GO HOME ! Retour à la Femme Sauvage

Il y a environ deux mois, je suis allée explorer le magnifique Museum d’histoire naturelle. Pour l’occasion, j’avais envie de revêtir ma veste léopard (faux fur of course) de la sublime boutique Space Vintage (Marseille). Histoire de me sentir en connexion avec le lieu. C’est marrant d’ailleurs ce besoin constant d’associer ses fringues au lieu qu’on va visiter. Je ne peux pas m’en empêcher. Lorsque je suis allée voir la comédie musicale La Famille Addams, il fallait que je revête la robe de Mercredi… C’est une habitude, un truc qui m’éclate, et une façon de me sentir réellement connectée au lieu ou à l’évènement.

Me balader en léopard et en docs au milieu de cet incroyable cimetière de créatures magiques m’a fait sourire. Il y avait ce décalage profond et ce lien ténu entre instinct de vie, rugissement, clairon de sa présence et de sa vigueur face à cette mort figée, magnifiée, passée au crible et à la loupe. Même si les musées sont l’oeuvre des hommes, c’est important d’imaginer toute cette faune, cette flore vivantes et bouillonnantes. L’instinct de vie et de survie à son apogée, l’animal est bien plus vivant, vif et vigoureux que la plupart des humains englués dans une routine, absorbés et contenus dans des codes sociétaux. Lire la suite de « Museum d’histoire naturelle : GO WILD OR GO HOME ! Retour à la Femme Sauvage »

Petite robe à pois spotted in Montmartre!

Quelques souvenirs de notre été indien, de ma tenue d’exploration urbaine, de nos découvertes colorées et fun à Montmartre…

9 Lire la suite de « Petite robe à pois spotted in Montmartre! »

Les affres de l’adolescence dans les films d’horreur

A quel meilleur support songer que le cinéma d’horreur lorsque l’on souhaite transposer à l’écran l’agonie adolescente de la transformation corporelle et psychologique, la pression des deux mondes, celui de l’enfance que l’on quitte, et celui de l’âge adulte et ses codes incompréhensibles dans lequel on fait son entrée?

A travers cette sélection personnelle, je vais aborder plusieurs thématiques en lien avec cette période pubère complexe : le rapport à l’autre, le désir de plaire, le déchirement entre curiosité et peur de l’inconnu. Ce sont des sujets qui me passionnent, j’ai par ailleurs pris beaucoup de plaisir à faire des recherches littéraires et cinématographiques sur la question du trauma adolescent. C’est une période tellement clé, où nos mécanismes internes propres se consolident, se structurent et parfois se cristallisent autour d’évènements précis. L’enfance est évidemment cruciale, mais l’adolescence me fascine d’autant plus que j’ai souvent l’impression lorsque je parle à des adolescents, de parler à des esprits adultes qui occupent simplement des corps inachevés. Et ce décalage terrible entre adolescents-adultes et adolescents-enfants crée souvent des dissonances dans leurs rapports. Ce que j’aime aussi à cette période, c’est la remise en question de l’autorité, la remise en question de ce qui, jusque là, structurait tout leur univers. Etre adolescent c’est forcément embrasser le risque et l’aventure, car on sait que tout doit péter. C’est une question de survie. Et les films d’horreur à travers leurs tendances hyperboliques, leurs métaphores sanguinolentes, savent mieux que quiconque illustrer les multiples questionnements de cette période si sensible. Lire la suite de « Les affres de l’adolescence dans les films d’horreur »

Les Nuits Fauves de mes 30 ans

Aujourd’hui, je fête mes 30 ans, et en feuilletant de vieux journaux intimes pour relire mes idées de thèse (j’ai toujours eu envie d’en démarrer une, j’ai juste besoin du bon sujet), je suis tombée sur les impressions que j’avais couchées du film de Cyril Collard Les Nuits Fauves qui m’avait totalement bouleversée quand je l’avais vu pour la première fois.

Ce film a été adapté d’un livre plutôt autobiographique écrit par Cyril lui-même vers la fin des années 80. Le film est sorti en 1992. Voici le synopsis :

1986. Jean a 30 ans, il est chef opérateur, reconnu, doué, curieux de tout. Mais il est séropositif et sait qu’il sera un jour exclu de cette vie qu’il traque avec avidité à travers sa caméra. Au cours d’un casting pour une publicité, il rencontre Laura, jeune, belle, vivante. Lire la suite de « Les Nuits Fauves de mes 30 ans »